International

Pétrole: Le marché bien approvisionné… mais

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5371 Le 15/10/2018 | Partager
Des incertitudes persistent à l’approche de l’application des sanctions contre l’Iran
Les prévisions de la demande revues à la baisse pour 2019

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) rassure. Le marché pétrolier est «correctement approvisionné». Et donc, il ne faut pas s’attendre à des tensions sur les cours du baril. D’autant plus que la production a enregistré une forte hausse sur les six derniers mois, constate  l’AIE.

Depuis mai dernier, la production nette des grands fournisseurs  a augmenté  d’environ 1,4 million de barils par jour (bpj) dont une part importante est assurée par l’Arabie saoudite. Les stocks se sont également appréciés  d’un demi-million de bpj au deuxième trimestre et autant lors du troisième.

L’Agence relève toutefois que la capacité non utilisée de production de pétrole dans le monde a baissé de 2%. Et la tendance risque de se poursuivre. Cette situation peut impacter les prix sur une courte période, estime l’AIE. 

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, notamment la Russie, avaient convenu en juin dernier de relever leur production dans un marché orienté à la hausse.

Globalement, l’Opep a augmenté sa production de 735.000 barils par jour depuis le mois de mai. De son côté, l’Arabie saoudite y a mis sur le marché quelque 1,4 million de bpj. Ce qui a largement compensé la baisse de production du Venezuela et de l’Iran. Ce dernier pays devant être soumis aux sanctions américaines dès le mois de novembre prochain.

L’offre iranienne en septembre est tombée à son plus bas niveau en deux ans et demi. Les clients de l’Iran ayant continué à réduire leurs achats par anticipation des sanctions.

La production de l’Iran a été ramenée à 3,45 millions de bpj, en baisse de 180.000 bpj d’un mois à l’autre, et ses exportations ont reculé de 1,63 million de bpj. Cette baisse pourrait s’accentuer  avant les sanctions, prédit l’Agence. Mais les perspectives de consommation de pétrole dans le monde s’annoncent également en repli.

L’AIE ayant réduit sa prévision de demande mondiale de 0,11 million de bpj pour 2018 et l’année prochaine. Ceci, en raison des perspectives de stabilisation de la croissance à 3,7% sur les deux années, d’après les prévisions du FMI.

 

 

 

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