Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5371 Le 15/10/2018 | Partager

■ UE: Nouvelle directive contre l’argent sale
 Le Conseil de l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle directive de lutte contre le blanchiment de capitaux. Le texte instaure des dispositions de droit pénal pour bloquer l’accès des criminels aux ressources financières, y compris celles utilisées pour des activités terroristes.
Les nouvelles règles comprennent des mesures concernant la définition des infractions et sanctions pénales dans le domaine du blanchiment de capitaux.
Les activités de blanchiment de capitaux seront ainsi passibles d’une peine d’emprisonnement maximale de 4 ans, et les juges pourront imposer des mesures et des sanctions supplémentaires (exclusion temporaire ou permanente de l’accès à des financements publics, amendes, etc.).
Des circonstances aggravantes seront, par ailleurs, reconnues dans les affaires liées à des organisations criminelles ou pour les infractions commises dans l’exercice de certaines activités professionnelles.

■ Alena: La Chine réagit  
Le ministère chinois du Commerce considère que «l’exclusivisme ne devait pas être pratiqué dans les accords de libre-échange». L’allusion est faite à l’accord signé récemment entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Le traité impose en effet aux signataires de s’interdire des pratiques faisant profiter des pays tiers en se basant sur les règles d’origine.   
Pour le ministre chinois, «le principe d’ouverture et d’inclusion devrait être respecté (dans l’établissement des zones de libre-échange), tandis que la capacité des autres membres en matière de relations extérieures ne devrait pas être limitée». Les clauses sur les économies dites «non marchandes» n’existent pas dans les règles commerciales multilatérales de l’Organisation mondiale du commerce. Elles ne sont inscrites que dans la législation nationale de certains pays, a affirmé le porte-parole du ministère du Commerce chinois.
 Et de souligner, «la Chine continuera d’appuyer fermement la libéralisation et de soutenir le système du commerce multilatéral».

■ Brexit: Theresa May confrontée à des frondeurs
Des ministres ont menacé la Première ministre britannique Theresa May de démission après avoir été informés de concessions qu’elle serait prête à faire sur le Brexit afin d’aboutir à un accord avec l’UE. Jeudi en fin d’après-midi, Theresa May a réuni ses principaux ministres pour leur faire part de l’état d’avancement des discussions en cours entre Londres et Bruxelles pour organiser le Brexit, prévu le 29 mars 2019. Selon  des médias britanniques,  May aurait exposé une proposition prévoyant le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE dans l’attente d’un accord commercial. Une manière de résoudre le casse-tête de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande voisine, membre de l’UE, et d’éviter le rétablissement d’une délimitation physique après le Brexit.
 Mais des membres du gouvernement (pro-Brexit) craignent que cette proposition ne puisse devenir permanente, une perspective qu’ils jugent inacceptable car elle empêcherait le Royaume-Uni de conclure des accords commerciaux avec des pays tiers. Un ou plusieurs d’entre eux auraient menacé de démissionner, selon le Telegraph, le Times ou encore le Guardian.

■ Tunisie: Prêt de 75 millions d’euros de la BAD
 La Banque africaine de développement (BAD) vient d’accorder un prêt de 75 millions d’euros à la Tunisie. Le montant est destiné à financer une première tranche du programme d’assainissement des  communes de moins de 10.000 habitants. Il s’agit de 33 petites communes.
La banque précise que le programme est en parfaite adéquation avec l’une de ses  cinq grandes priorités, à savoir améliorer les conditions de vie des populations africaines, en favorisant de meilleures conditions de santé, d’hygiène, d’environnement et de développement économique.
En 2017, le conseil d’administration de la BAD avait approuvé le document de stratégie pays pour la période 2017-2021, qui expose le contexte et le cadre stratégique de l’action de la Banque en Tunisie.

■ L’inflation ralentit en France
Sur les neuf premiers mois, le rythme de l’inflation a légèrement ralenti en France pour s’établir à 2,2% en variation annuelle. Ceci, après avoir atteint  2,3%  durant les mois de juillet et août, selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Sur le seul mois de septembre, l’indice des prix à la consommation français (IPC) a enregistré une baisse de 0,2%.
La baisse du mois dernier résulte principalement du repli saisonnier des prix des services (-1,5%) après les vacances d’été, tout particulièrement les tarifs des transports (-10,2%). Mais les prix des produits manufacturés ont augmenté de 1,3%.  Une hausse tirée par l’habillement (8,4%) après la fin des soldes en août.
Les prix alimentaires ont, de leur côté, augmenté de 0,6% sur le mois et ceux de l’énergie de 0,9% (dont 1,5% pour les produits pétroliers).

 

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