Entreprises

Energie solaire: Le Maroc fait la promo de son modèle

Par Nadia DREF | Edition N°:5364 Le 04/10/2018 | Partager
Les investisseurs visent aussi bien le marché local qu’africain
Plus de 500 experts, chercheurs et entreprises au SolarPACES

Innovations, technologies solaires à concentration, production d’énergie, de chaleur industrielle et de substances chimiques à haute température… Ce sont là autant de sujets abordés par des experts de haut niveau, lors de la grand-messe des  technologies solaires thermiques à concentration (CSP) qui se tient à Casablanca du 2 au 5 octobre.

Cette 24e édition de la conférence SolarPACES (Solar Power and Chimical Energy System) est organisée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en collaboration avec l’Institut de recherche en énergie solaire et énergie nouvelle (Iresen) et Masen.

Un événement qui se tient pour la deuxième fois au Maroc en l’espace de 7 ans. Il est marqué par la participation de plus de 500 centres de recherche, universités, entreprises et représentants des secteurs publics et financiers. Des délégations, allemande, australienne, belge, portugaise, chinoise... prennent part à cette conférence pour mettre en avant leur expertise et leur savoir-faire.

«L’organisation de cet événement par l’AIE est une reconnaissance mondiale. Outre les multiples partenariats publics et privés conclus, il y a l’émergence d’un certain nombre de startups qui sont en train de gagner la confiance des grandes entreprises étrangères», confie Aziz Rabbah, ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable.

«Nous sommes en train de travailler sur des solutions solaires visant plusieurs secteurs dont les mines, l’industrie et l’agriculture. Les chercheurs étrangers s’intéressent beaucoup à notre marché. Au Maroc, nous avons augmenté le budget alloué à la R&D. Pour promouvoir l’innovation, l’Iresen a noué plusieurs partenariats avec des universités et des centres de recherche».    

Transition énergétique

Les chercheurs et entreprises participants visent aussi bien le marché local que celui africain. Sur ce registre, le Maroc affiche clairement ses ambitions. Disposant aujourd’hui d’ingrédients nécessaires pour jouer un rôle prépondérant dans la transition énergétique mondiale, le Maroc vise à devenir un hub énergétique surtout pour un échange de l’électricité durable.

Objectif: mutualiser les efforts maroco-étrangers afin d’exploiter un potentiel important dans les pays africains richement dotés en ressources renouvelables.

Pour Badr Ikken, directeur général de l’Iresen, il y a l’émergence d’un écosystème national de recherche et d’innovation autour du solaire thermique à concentration (CSP), surtout après la mise en place des centrales solaires Noor. «L’avenir du CSP est prometteur. Il est considéré de plus en plus comme une source d’électricité concurrentielle et modulable offrant également de larges perspectives de développement pour la production de vapeur, de chaleur et de froid industriels».

L’Iresen est membre du programme SolarPACES depuis 2012. Cet institut participe cette année avec plus de 18 communications scientifiques traitant de sujets importants tels que le traitement du stockage thermique, l’intégration industrielle de la chaleur solaire et la modélisation de la ressource solaire…

Signature de deux accords

La 24e édition de la conférence SolarPACES a été marquée par la signature de deux accords de partenariat. Le premier a été conclu entre l’Iresen et l’Université australienne d’Adelaïde. Objectif: développer la coopération en énergie et mines. Le ministre de l’Energie a appelé à la mise en place de joint-ventures entre entreprises nationales et australiennes. «Nous pouvons travailler ensemble pour attaquer le marché africain. Il y a un grand défi pour l’Afrique en matière d’électricité. Ensemble nous pourrons proposer de grandes solutions pour les populations locales isolées en matière d’électricité et d’assainissement», fait valoir le ministre Rabbah.
Par ailleurs, la startup Faracha, primée le 2 octobre au Pollutec, vient de signer un accord de partenariat avec CSP Services, une entreprise allemande spécialisée dans l’énergie solaire. La TPE a été créée par 4 jeunes docteurs qui ont étudié à l’étranger et qui ont décidé d’investir au Maroc. Accompagnée par Masen, cette startup est spécialisée dans le nettoyage des miroirs solaires à l’aide de drones. Outre le marché marocain, Faracha et CSP Services veulent attaquer le marché de la région MENA.

 

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