Culture

Oasis Festival Marrakech: Un gros plein de musique à la sauce africaine

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5351 Le 17/09/2018 | Partager
68 artistes en relais pour 3 jours de fête au Fellah
Carte blanche au Macaal et à Amine Bendriouich
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Sur place, les festivaliers pouvaient se restaurer dans l’un des stands montés pour chacun des restaurateurs de Marrakech présents (Ph. Mokhtari)

Un mélange de 57 nationalités et ça ne se sent pas. Les 5.000 festivaliers ont passé 3 jours de fête dans les vastes espaces naturels de l’hôtel Fellah pour le 4e Oasis Festival. Dès le vendredi soir, le ballet de voitures et navettes était incessant.

Beaucoup de monde à transporter de l’aéroport au site, éloigné de plusieurs kilomètres du centre ville, sans compter les allers-retours pour les visites touristiques. A l’entrée, fouilles en détail obligatoires. Les organisateurs ont déployé quelque 450 agents de sécurité.

A l’intérieur, aucune transaction. Tout s’achète via une puce à recharger en toutes devises, intégrée au bracelet qui ne quittera pas les festivaliers du week-end. «Nous avons la chance de travailler avec les mêmes équipes depuis le début. Cette 4e édition est bien maîtrisée» explique le co-fondateur du festival, Youssef Bouabid.

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Tout le week-end, l’Oasis Festival a fait danser quelque 5.000 personnes de 57 nationalités différentes. Trois jours de fête dans les vastes espaces naturels de l’hôtel Fellah (Ph. Mokhtari)

Les 68 artistes au programme se sont relayés sur 3 scènes pour 3 ambiances. De quoi profiter des différents genres de la house. Abrité par la végétation, en petit comité près de la piscine ou face à la grande scène, chacun a le choix et peut varier selon le moment de la journée et de la nuit.

Sur place, chaque restaurateur marrakchi présent possède son stand. Tous les mêmes, sans logo ni enseigne qui se distingue. Au détour des allées, des coins où se poser, les services d’une équipe de coiffeurs venue de Casablanca, des babyfoot et billard posés en plein air dans les jardins, et de la musique partout.

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Pour la première fois cette année, l’événement avait donné carte blanche au musée d’art contemporain africain, le Macaal, et au créateur marocain Amine Bendriouich (Ph. Mokhtari)

L’événement avait donné carte blanche au musée d’art contemporain africain Macaal et au créateur Amine Bendriouich. «Les 2 premières éditions, nous avions des marchands de tapis et des artisans pour recréer l’ambiance de Jemaa el Fna. Un peu cliché.

Avec le Macaal et Amine Bendriouich, nous voulions nous élargir à la culture, montrer ce qui se passe dans l’art contemporain marocain et africain» continue Bouabid. Comme une cerise sur le gâteau, Bendriouich vient d’être cité par Vogue US parmi les 100 créatifs les plus influents et révolutionnaires au monde, dans la catégorie Street style.

En plus d’une couverture médiatique assurée par 276 journalistes accrédités dont 104 journalistes marocains, il y a les innombrables échanges en textes et en images sur les réseaux sociaux. «L’Oasis grandit grâce au bon retour des festivaliers des éditions précédentes» conclut le co-fondateur. Résultat d’un événement bien rodé.

 

 

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