Société

Migration illégale: «Le Maroc refuse de jouer au gendarme»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5347 Le 10/09/2018 | Partager
Rabat appelle les autres pays concernés à faire preuve de responsabilité
54.000 tentatives d’immigration clandestine mises en échec en 2018
22.000 migrants rapatriés vers leurs pays d’origine depuis 2004
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Rabat a lancé un appel aux autres pays concernés par le problème de la migration clandestine pour renforcer l’interaction et la coopération pour mieux gérer ce dossier. Surtout que certains migrants rejettent les différentes propositions liées à la politique migratoire marocaine, s’accrochant à leur volonté de traverser la Méditerranée vers les pays européens (Ph. Bziouat)

«Le Maroc ne peut pas supporter seul le poids de la lutte contre la migration illégale». C’est l’un des principaux messages de la présentation faite par Abdelouafi Laftit devant le Conseil de gouvernement. Selon lui, Rabat refuse de jouer au gendarme ou que son territoire se transforme en champ d’action des réseaux de traite d’humains.

C’est pour cela que Laftit a appelé, encore une fois, les autres Etats concernés par ce problème à faire preuve de responsabilité, à travers une approche solidaire, permettant d’assurer une meilleure gestion de ce dossier. Le ministre a insisté sur l’importance du «renforcement du niveau d’interaction et de coopération» entre les différents intervenants.

Ceci est d’autant plus important que le Maroc fait face quotidiennement aux problèmes liés aux vagues de migrants clandestins, qui multiplient les tentatives pour traverser la Méditerranée. En 2018, Rabat a mis en échec plus de 54.000 tentatives d’immigration clandestine. 74 réseaux de trafic d’êtres humains ont été démantelés durant cette période, en plus de la saisie de plus de 1.900 engins utilisés dans ces opérations, dont des zodiacs et des jet-skis.

Laftit a également rappelé que depuis 2004, 22.000 migrants clandestins ont été rapatriés vers leurs pays d’origine, dans le cadre du programme du retour volontaire, dont 1.400 personnes au cours de cette année. Parallèlement, d’autres ont rejeté les différentes propositions, dont celles prévues par la politique nationale de migration, s’accrochant à leur volonté d’immigrer vers l’Europe.

Certains d’entre eux ont été transférés vers d’autres villes marocaines, afin de les éloigner des réseaux de passeurs, selon le ministère de l’Intérieur. «Cette opération s’est déroulée dans le respect des dispositions légales», a précisé Laftit. Celui-ci a rappelé le bilan des deux opérations de régularisation des migrants clandestins, en 2014 et 2017, ayant porté sur près de 50.000 citoyens étrangers, dont 90% issus des pays africains.

 

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