Courrier des Lecteurs

Hirak: Des peines qui font des vagues

Par L'Economiste | Edition N°:5308 Le 05/07/2018 | Partager
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Frustration
L’injustice sociale n’était visiblement pas suffisante sous nos latitudes. Voici venu le temps de l’injustice de la justice elle-même ! Il faut croire que le citoyen marocain vit frustrations après frustrations, tandis que le chef du gouvernement n’est absolument pas choqué par les peines particulièrement lourdes des meneurs du Hirak. Tout ceci nous entraîne directement vers une impasse… Chers responsables, allez-vous continuer à gérer ce pays en frustrant sa jeunesse et ses citoyens ? Mais où va-t-on?
Vraiment choqué

■ Une démocratie éphémère
Encore une fois, le Maroc prouve que sa soi-disant démocratie est éphémère… Toute cette affaire nous ramène directement aux années 1970. Je suis particulièrement déçu!  
Chaibi

■ Un pas en arrière
C’est triste à dire, mais on recule... Le Maroc se modernise en «surface» mais ne progresse aucunement dans le fond. Un vrai retour en arrière et une justice qui n’a de «justice» que le nom !
K.O.

                                                                  

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■ Les mosquées, autre architecture?
L’Economiste ne parle plus du jardin et du projet de mosquée qui devait le détruire (NDLR : Quartier Gauthier à Casablanca, cf. L’Economiste du mercredi 13 juin 2017). Est-il détruit ou est-il durablement sauvé? Au Maroc, en ville, on construit les mosquées presque toutes sur le même modèle, avec un nombre limité de déclinaisons: même occupation de l’espace, même décoration, même organisation. Que ce soit une petite mosquée, une moyenne ou une grande. Cela vaut même pour le magnifique chef d’œuvre de la grande mosquée Hassan II. Quand j’étais jeune étudiant à l’école d’archi, on avait appris l’importance des repères urbains et architecturaux. Nos maîtres nous avaient appris aussi que les meilleurs d’entre nous devraient apporter du nouveau dans la vie de nos concitoyens avec pour objectif de créer des modèles anticipant l’avenir. Ils deviendraient plus tard des références.  Qu’est-ce qui nous empêche de concevoir des lieux de culte qui soient différents de la norme habituelle ? Est-il illicite d’imaginer des mosquées  dont les murs seraient vitrés pour que le fidèle admire un beau jardin public? Ne serait-ce pas une manière de rendre grâce à la création divine ? Est-il obligatoire que les mosquées soient fermées de toutes parts ?
Jamal, architecte et croyant

■ Erreur de temps
Il me semble que vous avez fait une erreur d’interprétation dans votre article sur la destruction d’arbres à Fès. Il ne s’agit pas de suppression d’arbres mais de leur étêtage, le taillage normal pour régénérer la plante. Mais ce qui n’est pas bien,  c’est que la taille se fasse maintenant en plein été.
Il faudrait attendre l’hiver, quand l’arbre ou la plante est au repos. Ce que vous auriez dû dénoncer, c’est l’ignorance des personnes qui taillent ou font tailler les arbres maintenant!
FHD

■ Entretien du pont Mohammed VI: Les usagers de l’autoroute en font les frais
Le 3 juin dernier, la  circulation a été provisoirement suspendue sur le tronçon autoroutier entre la bifurcation du contournement de Rabat et la gare de péage de Sala Al Jadida. La raison ? Une mission d’entretien périodique du pont Mohammed VI. Pourtant, cet ouvrage des plus impressionnants a été conçu récemment, c’est-à-dire il y a moins de deux ans ! Qu’est ce qui motive au juste cet arrêt pour entretien ? Est-ce un problème de structure à résorber ou s’agit-il d’un entretien préventif routinier?
BS

                                                                  

Zéro Mika: Echec ou réussite?

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Quid de la loi sur l’interdiction des sacs en plastique ? Deux ans après son entrée en vigueur, l’application du texte semble appartenir au passé. Une enquête réalisée par l’association Zéro Zbel vient ainsi de mettre en lumière que de nombreux commerçants et clients continuent d’utiliser régulièrement ces sachets. Un bilan peu glorieux qui a fait réagir bon nombre de nos lecteurs… (cf. notre édition du 27/06/2018)

■ Le rôle-clé de l’éducation
La question de la responsabilité est d’abord citoyenne, civique et écologique. Notre regard vis-à-vis des sacs plastiques doit absolument changer. Les bannir et les refuser constitue un engagement qui doit devenir général et planétaire. Je propose de rechercher des solutions pratiques et concrètes à ce problème à travers des sondages, des séminaires et des rencontres. Mais la clé se trouve aussi dans l’éducation. Il faut apprendre à nos enfants les bénéfices de l’abandon du sac plastique et leur faire prendre conscience de ses ravages et de ses abus pour l’environnement. Il n’est donc pas simplement question d’écologie mais également d’apprentissage vis-à-vis de la propreté.
Nitelahdj

■ Pas fait pour le sérieux !
Avez-vous déjà vu des Marocains prendre au sérieux les décisions prises au sein de leurs ménages et devant leur progéniture ?  Non ? Alors pourquoi souhaitez-vous les pousser à se respecter les uns les autres ou respecter des lois ? Notre peuple n’est pas fait ni programmé pour le sérieux et la discipline! Et malheureusement, cela concerne tous les domaines!
Omar Abouamer

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