Impact Journalism Day

L’économie circulaire en mode junior

Par L'Economiste | Edition N°:5294 Le 14/06/2018 | Partager
economie_circulaire_en_mode_juniorrieur.jpg

Chaque année, l’industrie textile génère 1,2 milliard de tonnes d’émission de gaz à effet de serre, soit plus que les vols internationaux et les transports maritimes réunis. C’est le désolant constat que livrait fin 2017 un rapport émis par la fondation britannique Ellen MacArthur.

En Belgique, plusieurs projets destinés à sensibiliser le consommateur aux problèmes éthiques et environnementaux liés à la production d’articles à usage limité ont fleuri ces dernières années. Une incitation à la réflexion qui s’inscrit naturellement dans la tendance «zéro déchet», mais qui ne touche encore qu’une classe moyenne et/ou déjà conscientisée.

C’est le cas de Tale Me, une start-up bruxelloise, qui, depuis quatre ans, propose de louer à prix démocratique des vêtements pour futures mamans et jeunes enfants plutôt que de se ruiner dans des pièces qui, quelques mois après leur achat, seront déjà bannies du dressing.

«Dès le départ, on avait un argument fort: proposer une alternative pour une période durant laquelle on porte des vêtements peu de temps», retrace Anna Balez, ingénieure spécialisée dans l’analyse des impacts de l’industrie sur l’environnement et fondatrice de Tale Me.

«Les gens doivent intégrer l’idée que louer quelque chose ce n’est pas perdre de l’argent. Il ne faut plus penser comme ça. D’ailleurs, les 25-30 ans, la génération Y, sont nos meilleurs ambassadeurs parce qu’ils adoptent des comportements de consommation différents. Ce sont eux qui vont amener ce changement de mentalité. Aujourd’hui, l’économie circulaire n’est plus un gros mot». 

Comment ça marche? L’abonné souscrit à un pack lui permettant de choisir trois à cinq vêtements de grossesse ou pour enfants (de 0 à 8 ans) parmi les milliers de pièces que compte le dressing virtuel de Tale Me, et reçoit sa sélection de vêtements quelques jours plus tard, chez lui ou dans un point relais. Un espace showroom est prévu pour les éventuels essayages. A l’expiration de l’abonnement mensuel, le ou la client(e) rend les pièces louées et refait son shopping.

Les prix des abonnements restent abordables: de 19 euros (USD 22,5) pour trois vêtements pour enfants jusqu’à 45 euros (USD 53) pour cinq pièces de grossesse, avec plusieurs options entre les deux. Pour ceux qui le souhaitent, la possibilité de créer un abonnement «sur mesure» pour louer plus de pièces existe également.

Par Ludivine Ponciau

le_soir_ijd.jpg
 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc