International

Le président Erdogan en campagne électorale

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5269 Le 10/05/2018 | Partager
Le Royaume-Uni, sa première destination
Les réseaux sociaux s’activent
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan est actuellement en campagne en vue des élections de juin. Il effectuera mardi 15 mai une visite au Royaume-Uni où il rencontrera la Première ministre Theresa May. Des discussions sur des sujets d’intérêt commun sont à l’ordre du jour.

Theresa May s’était elle-même rendue en janvier 2017 en Turquie pour une visite destinée à doper les relations commerciales turco-britanniques en vue du Brexit. Elle avait à cette occasion annoncé la création d’un groupe de travail turco-britannique.

Tandis que le groupe britannique BAE Systems avait signé un protocole d’accord avec Turkish Aerospace Industries (TAI) pour le développement d’une nouvelle génération d’avions de chasse turcs. Lors de cette visite (survenue quelques mois après la tentative de putsch menée par des militaires), elle avait exhorté la Turquie à «respecter l’Etat de droit».

Depuis la décision des Britanniques de quitter l’UE, lors du référendum de juin 2016, Londres multiplie les contacts diplomatiques pour préparer les accords commerciaux qui viendront se substituer à ceux passés par l’UE.La visite d’Erdogan à Londres aura lieu à quelques semaines des élections présidentielles et législatives anticipées du 24 juin en Turquie.

Erdogan règne sur la scène politique turque depuis 15 ans et entend asseoir davantage son pouvoir lors de ce scrutin. Lequel marquera le passage à un système présidentiel avec un chef d’Etat aux pouvoirs élargis. Après son déplacement au Royaume-Uni, le président turc tiendra, le 20 mai, un meeting électoral à Sarajevo pour la diaspora turque en Europe, où plusieurs pays ont interdit de tels rassemblements.

Les internautes turcs se sont livrés à une lutte à coups de mots-clés sur Twitter pour exprimer leur soutien ou leur ras-le-bol du président Recep Tayyip Erdogan. Signe de l’ampleur prise par cette bataille numérique, le porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag a affirmé que «le gagnant des élections anticipées du 24 juin sortirait des urnes, pas de Twitter».

Cette fronde numérique est partie du détournement d’un discours d’Erdogan dans lequel il affirmait qu’il se retirerait si la nation lui disait «tamam» («ça suffit» ou «assez», en turc), rapporte la presse étrangère. Mais les partisans du président turc ont sonné la contre-attaque en se fédérant autour du mot «devam» («encore», «continue», en turc).

F. Z. T. avec agences

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