Régions

Fès: Pari réussi pour le festival de la poésie

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5269 Le 10/05/2018 | Partager
Il a attiré plus de quatre-vingt poètes de 20 pays
Réflexions, débats et créativité de la pensée littéraire…
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Choisi comme personnalité de l’année, SAR le prince d’Arabie Saoudite Khaled Al Fayçal s’est vu attribuer le trophée de l’Association Fès-Saïss. Le titre a été remis par Moulay Driss Alaoui Mdaghri (au centre) et Hassan Slighoua (à droite) à son fils, le prince Soltan Ben Khaled Al Fayçal (à gauche), en présence du SE à l’Enseignement Khaled Samadi (Ph. Y.S.A.)

«Quand les hommes ne sont pas tous sérieux, les fous ont aussi leur mot à dire».  Le poète nigérien Aidi Amadou déplore ce qu’a fait «Beaucoup Haram au Mali avec la destruction de manuscrits centenaires». «La ville sainte, Al Qods, a aussi son histoire écrite à feu et à sang… Ô! Arrêtons le massacre!», rebondit la poète marocaine, Louiza Boulbarss.

A travers des poèmes contemporains, des experts prônant le multiculturalisme ont rappelé, à Fès, les méfaits de l’extrémisme religieux au Mali (en 2012), le conflit israélo-palestinien, et les guerres idéologiques qui sévissent dans différentes zones géographiques de l’espace planétaire. Ils ont aussi chanté les gloires et pansé les blessures, grâce à la pensée collective.

L’occasion leur a été offerte lors de la 6e édition de «Khaymat al ibdâa oua al fikr» (Tente de la créativité et de la pensée). Initié par l’Association Fès-Saiss sous le Haut patronage de SM le Roi, l’événement de trois jours (du 4 au 6 mai) a connu la participation de poètes, de diplomates, d’intellectuels et d’hommes de lettres marocains et étrangers. Tenue sous le thème «Les questions de la poésie et des poètes», cette manifestation vise à montrer que «la poésie est avant tout une musique», souligne Moulay Driss Alaoui Mdaghri, président national de l’Association Fès-Saïss.

La Tente de la pensée et de la créativité a réuni plus de 80 poètes représentant une vingtaine de pays. Pour cette édition, Driss Alaoui Mdaghri a fait voyager les festivaliers à travers des poèmes français, arabes, italiens, espagnols et anglais. Ce festival appelle à la découverte de la musicologie de la pensée poétique et «c’est dans cet esprit que l’Association Fès-Saïss a renoué les liens avec la belle époque au cours de laquelle Fès fut une destination de choix pour les penseurs, les intellectuels et les créateurs», renchérit Hassan Slighoua, président de l’Association Fès-Saiss-section locale. Ces évènements sont à chaque fois l’occasion de rencontres œcuméniques de penseurs et d’artistes qui ont leur foi et leur croyance en partage.

Parmi les poètes qui ont animé cette édition: Amina El Mrini (Maroc), Aidi Amadou (Niger), Mbarka Bent Al Barra (Mauritanie), Abdellatif Ben Youssef (Arabie Saoudite), Salah Jarrar (Jordanie), Abdallah Ben Hamad Al Boussiidi (Sultanat d’Oman), et Said Ben Rachid Al Jabiri (Emirats Arabes Unis). Outre des lectures poétiques, ils ont débattu de thématiques relatives à «La poésie est une image de la civilisation des sociétés», «La poésie et les défis du monde arabe» et «La crise de la poésie».

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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