Régions

Rabat: 90 millions de DH pour les arrondissements

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5269 Le 10/05/2018 | Partager
Mais une partie de ce budget n’est pas utilisée, soulèvent les élus du PAM
La commune peine à régler le problème du transport

Contrairement à l’accoutumée, la première réunion de la session du Conseil de la ville du mois de mai s’est déroulée, lundi dernier, dans un climat serein. Ce qui a permis de passer en revue l’ensemble des points à l’ordre du jour. Parmi eux, l’adoption de la dotation globale destinée aux 5 arrondissements pour l’année 2019.

Le montant de cette dotation ne doit pas être inférieur à 10% du budget global de la commune, et ce conformément à l’article 245 de la loi organique n°113-14 relative aux communes. Aussi l'enveloppe dédiée à l’année prochaine s’élève-t-elle à 90,5 millions de DH qui seront répartis sur les 5 arrondissements de la commune.

Un partage qui s'effectuera en fonction du nombre d'habitants, ce qui permettra à l’arrondissement de Yakoub Al Mansour de s'accaparer la plus grande part, soit 23,88 millions de DH contre seulement 8,3 millions de DH pour l’arrondissement de Souissi. Les élus de l’opposition ont voté contre ce point en soulevant notamment que certains arrondissements n’arrivent même pas à consommer la totalité de leur dotation budgétaire alors qu’on constate des carences au niveau des services de proximité.

«Par exemple, pendant 2 ans successifs, un montant de 135.000 de DH a été mobilisé pour le loyer des engins sans jamais avoir été utilisé», signale Driss Razi, élu du PAM à l’arrondissement d’Hassan, «alors que l'ambulance funèbre est en panne depuis plus d'un mois!» déplore-t-il.

Des exemples similaires ont été avancés par un élu du PAM de l’arrondissement de Youssoufia. Les travaux de cette session se sont arrêtés sur d’autres dysfonctionnements, dont le plus important est celui du transport, principalement pour les habitants qui ne sont pas desservis par le tramway.

Tout le monde attend avec patience le remplacement de la société Stareo qui assure la gestion des bus. Une gestion qui a atteint un niveau de dégradation alarmant portant ainsi atteinte à l’image de la ville. Le Groupe Al Assima, chargé de ce secteur, traîne dans la procédure de sélection d’un nouvel opérateur dans le cadre d’un appel d’offres lancé depuis plusieurs mois.

Rappelons que deux offres ont été présentées dans le cadre de cette consultation. La première par un groupement composé d’Alsa et City Bus, alors que la seconde concerne le groupe Transinvest. En principe, une réunion est prévue avec chaque groupe pour présenter son offre à la direction du Groupe Al Assima, afin qu'elle puisse enfin trancher sur ce dossier.

Une SDL comme à Casablanca

La commune de Rabat s’inspire de l’expérience de la ville de Casablanca en matière de gouvernance. Des négociations sont en cours avec la wilaya pour la création de la société Rabat Service, une SDL. Elle sera chargée notamment de l’administration fiscale et de la gestion d’un certain nombre de secteurs comme le patrimoine, les marchés de gros et les espaces verts, indique Mohamed Sadiki. La gestion de l’éclairage public pose encore un sérieux problème au niveau de Rabat, ce qui a nécessité l’intervention dernièrement de la wilaya pour mutualiser les moyens détenus par l’ensemble des intervenants dans ce secteur. On est en train de préparer un nouveau modèle de gestion de ce secteur qui sera supervisé par une SDL, ajoute le maire. A noter par ailleurs que la commune vient d’adjuger le marché pour l’entretien de son réseau d’éclairage public pour un montant de près de 9 millions de DH par an.

 

 

 

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