International

1er Mai: Fortes divergences entre syndicats français

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5263 Le 02/05/2018 | Partager
L’appel à la mobilisation de la CGT ne convainc pas grand-monde
Les principales centrales affichent leur désunion
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Les syndicats français peinent non seulement à se faire entendre mais à donner de la voix lors de la Fête du travail (Ph.LP)

Le 1er Mai en France s’inscrit dans un contexte social troublé cette année, avec la mobilisation des cheminots, fonctionnaires, étudiants, retraités ou salariés d’Ehpad ainsi que ceux d’Air France. Les centrales semblent impuissantes face aux réformes en cascade du gouvernement.

Pour la célébration de la fête internationale du travail, les cinq centrales syndicales représentatives au niveau interprofessionnel en France affichent leur désunion. Les confédérations syndicales avancent chacune dans son couloir. «Un 1er mai unitaire, pour quoi faire et dans quel objectif ?» s’interroge Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la Confédération française démocratique du travail (CFDT).

Et d’ajouter: «Les cheminots comme les fonctionnaires tiennent à ne pas mélanger leur mouvement et leurs revendications dans quelque chose de plus global. Nous comprenons d’autant mieux cette logique que nous ne souhaitons pas participer à quelque chose de plus politique que syndical».

La «convergence des luttes», que la CGT appelle de ses vœux, ne convainc pas ses homologues et ne prend pas, pour l’heure, sur le terrain. La CFE-CGC ne souhaite pas non plus rejoindre la CGT dans son projet de 1er mai unitaire avec toutes les organisations syndicales. Seule Solidaires (union syndicale à la force de frappe limitée) s’est joint à la CGT pour manifester «contre la remise en cause des acquis sociaux».

Quant à Force ouvrière, elle se remet en ordre de marche après son congrès mouvementé de la semaine dernière. «Nous ne nous afficherons avec aucune organisation syndicale pour le 1er mai», déclare Pascal Pavageau, tout nouveau secrétaire général. Déjà le 19 avril dernier, la Confédération n’a pas réussi à mobiliser les autres centrales pour une journée interprofessionnelle qu’elle a lancée.

L’invitation a faiblement mobilisé. Les syndicats essaient tout de même de conjuguer leurs forces pour tenter de peser au niveau sectoriel. C’est le cas à la SNCF, où la Confédération générale du travail (CGT), la CFDT, l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) et SUD-Rail avancent conjointement depuis le début du conflit.

Pour la journée de mobilisation des fonctionnaires le 22 mai, la CFDT et l’UNSA ont rejoint leurs collègues. Au niveau d’Air France également, une large intersyndicale fait bloc.

 

 

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