Economie

Capital-investissement: Les tendances clés en Afrique

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5259 Le 25/04/2018 | Partager
600 leaders d’opinion, investisseurs ou conseillers ont parlé potentiel et opportunités
Un parterre qui représente plus de 1.300 milliards de dollars d’actifs
Une première en Afrique du Nord
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En gris, le pourcentage du volume des opérations de Private Equity, déclarées entre 2010 et 2016 en Afrique du Nord, va de 1 point en Libye à 46% au Maroc. Concernant le pourcentage de la valeur de ces opérations, le Maroc et l’Egypte enregistrent des taux autour de 40% (Source: AVCA)

La plus grande réunion mondiale du capital-investissement et capital-risque prend ses quartiers en Afrique du Nord. Une première. En effet, l’Association africaine du capital-investissement et du capital risque (AVCA) vient de tenir sa 15e conférence annuelle à Marrakech. Ils étaient plus de 600 leaders d’opinion, investisseurs, conseillers du monde entier, à discuter des tendances clés qui ont un impact sur les investissements en Afrique.

A eux tous, ils pèsent tout de même plus de 1.300 milliards de dollars d’actifs. Alors en ouverture, la secrétaire d'Etat auprès du ministre du Tourisme, Lamia Boutaleb, est venue décliner toutes les stratégies nationales engagées pour les séduire, en particulier dans le secteur du tourisme.

Pendant deux jours, ils ont pris part à des débats et tables rondes autour des besoins d’infrastructures, des changements à l’origine de la transformation du continent, des fonds de pension ou de la gestion des risques juridiques d’une opération. Et ce ne sont là que quelques sujets abordés parmi un riche programme. Il faut dire que l’Afrique a des atouts entre sa jeune population et des marchés émergents de consommateurs.

Même si certains de ses états sont fragilisés par leur politique ou des conflits, ce sont autant d’opportunités et de potentiel de création d’emplois. Le secteur privé étant entendu comme principal moteur à travers les investisseurs. Et puis le continent ne cesse d’enregistrer une importante reprise des activités d’investissement, comme au Maroc et en Egypte.

«Il existe des opportunités dans les secteurs tels que l’éducation ou la santé, qui étaient moins visibles auparavant», explique Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur DGE chez BMCE Bank of Africa. Une chose est sûre, comme le confirme Ziad Oueslati, DG et co-fondateur d'AfricInvest, «la région a connu des années mouvementées, mais la confiance des investisseurs a été restaurée et l’Afrique du Nord est devenue de plus en plus attrayante».

Une priorité partagée: faire de l’inclusion la clé dans la recherche d’opportunités d’investissement, que ce soit l’inclusion financière, celle des femmes, de la technologie ou de l’énergie. Sur ce dernier volet, Wale Shonibare, directeur pour les solutions financières d’énergie, politique et réglementation à la BAD, a déclaré que les Africains «doivent être en mesure d’échanger de l’énergie entre leurs pays et de donner la priorité à la construction de connexions et de pools énergétiques».

La banque a alors décliné les termes de son programme «Facility for Energy Inclusion», qui vise à financer des projets énergétiques à petite échelle avec pour objectif d’agréger des capitaux, de structurer des projets viables et d’accélérer leur construction afin d’accroître l’accès à l’énergie propre à travers l’Afrique. 

Enfin, Michelle Kathryn Essomé, DG de l’AVCA, rappelle que «ce rassemblement mondial annuel se tient dans une période d’activité florissante pour le capital-investissement africain et démontre qu’il existe une grande confiance dans ce dernier malgré les défis rencontrés ces dernières années. L'Afrique est le marché frontalier et émergent le plus dynamique et le plus attrayant du monde».

 

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