Régions

Collecte des déchets à Casablanca: Léger mieux après Sita

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5254 Le 18/04/2018 | Partager
Casa-Prestation s’en tire plutôt bien pour cette période transitoire
Le nouveau cahier des charges finalisé
L’appel d’offres pour le choix de nouveaux délégataires en octobre
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La métropole, qui produit 4.000 tonnes de déchets par jour, mobilise des moyens humains et techniques considérables pour la collecte des ordures ménagères

Les services de propreté au centre-ville de Casablanca sont-ils mieux assurés après le départ de Sita? Un simple tour sur les boulevards Mohammed V et Hassan II, la place Mohammed V, des rues comme Mustapha El Maâni… confirme cette impression que beaucoup de Casablancais partagent.

Les poubelles et les bacs à ordures ménagères, qui débordaient il y a encore quelques mois, sont régulièrement vidés et nettoyés. Plus de 6 mois après le départ de Sita Blanca (cf. édition du 18 septembre 2017), le chaos n’a pas finalement eu lieu.

Pour rappel, c’est Casa-Prestation qui supervise cette période transitoire de gestion de la propreté. Mandatées par cette SDL, Derichebourg et Mécomar assurent l’intérim pour une période d’un an (6 mois renouvelés une fois) en attendant le lancement du nouvel appel d’offres.

«L’élaboration du cahier des charges en est à ses phases finales», confie une source bien informée, qui assure que cette fois-ci toutes les parties prenantes sont impliquées dans son élaboration (commune, arrondissements, préfecture, société civile…). Le but étant de rectifier les points faibles de l’actuel cahier des charges.

Dès validation de celui-ci par les élus, un nouvel appel d’offres sera lancé pour sélectionner le délégataire (ou les délégataires) qui remplacera Sita sur son périmètre (Casa-Anfa, El Fida Mers Sultan, My Rachid et Ben Msik). «Le découpage du territoire de Casablanca sera revu pour permettre l’intervention de plusieurs délégataires au lieu de 2 seulement», poursuit la même source.

Autrement dit: les 4 lots, qui étaient jusqu’ici partagés par Sita (40%) et Averda (60%), seront répartis entre plusieurs opérateurs (probablement 4 selon nos sources).

En somme, la gestion et l’organisation de la propreté seront revues de fond en comble afin d’éviter les écueils du passé. En effet, le cahier des charges jugé «révolutionnaire» en 2014 (normes internationales, GPS, suivi et contrôle resserré, approche participative…), n’a pas donné les effets escomptés trois ans plus tard.

Le résultat est loin d’être reluisant. Pourtant, un budget annuel de plus de 700 millions de DH est consacré au nettoiement (2e poste budgétaire après la masse salariale pour la commune). La métropole, qui produit 4.000 tonnes de déchets par jour, mobilise des moyens humains et techniques considérables pour la collecte de ses ordures ménagères.

 

 

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