Culture

Jazzablanca: Un menu éclectique

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5253 Le 17/04/2018 | Partager
Un concert d’ouverture 100% casablancais
Jazz, soul, hip hop, electro et chaabi
jazzablanca-053.jpg

Le groupe Casablancais Africa Band a présenté son show «Moroccan Tribute to Pink Floyd by Africa Band» devant une salle comble. Un répertoire que le groupe dirigé par Faïçal Tadlaoui et Yonel Lallouz, n’hésite pas à marier à des instruments, comme le luth et le violon (Ph. Fadwa Al Nasser)

L’édition 2018 du Jazzablanca a démarré en trombe, le samedi 14 avril avec un groupe 100% casablancais en concert d’ouverture. Africa Band a revisité sur la scène l’Hippodrome Casa-Anfa, le répertoire du groupe mythique les Pink Floyd, en mariant la musique planante de la formation britannique à des instruments, comme le luth et le violon.

Dirigé par notre confrère Faïçal Tadlaoui et Yonnel Lallouz, Moroccan Tribute to Pink Floyd by Africa Band a produit pendant plus d’une heure un combo des plus grands tubes du groupe de rock progressif et psychédélique formé à Londres en 1965.

Une ouverture, en show à l’américaine, en son et lumière avec Faïçal Tadlaoui et Adil Kaghat au chant et à la basse et guitare folk, Lyonnel Lallouz à la batterie, Arnaud N’Gaza au clavier et kebir Tahir au saxophone. Le tout complété par un trio au choeur composé de Fatim-Zahra Sedkane, Kao Lucas et Jihane Bougrine. La soirée s’est poursuivie avec les désormais traditionnels before du festival.

Le Jazz Club a accueilli trois prestations très remarquées. Le Beldi Jazz Trio, formé du bassiste Hamza Souissi et du pianiste Nor Eddine Bahha, a livré des compositions empreintes de jazz et de musiques marocaines et orientales, tandis que le vocaliste français Sly Johnson a montré ses talents de beatboxer sur des lignes soul, funk et électro. Les inénarrables artistes du Cabaret Cheikhates ont clôturé la première journée en faisant danser toute l’assistance sur les rythmes de l’Aïta, revue et corrigée par la troupe qui fait grand bruit depuis un moment sur les scènes casablancaises.

Dimanche c’est un spectacle, digne des plus grandes revues de cabaret qui a pris place sur la scène principale. Le Postmodern Jukebox fondé en 2011 par le pianiste américain Scott Bradlee, et composé d’un collectif musical de chanteurs, musiciens, arrangeurs et danseurs a bâti son succès sur une formule unique en son genre: s’amuser à revisiter les grands tubes du moment à la manière vintage des années 40 et 50.

Musique, chant, chorégraphie et performance mélangeant allégrement les références pop-rock au bon vieux jazz des années 50, le spectacle a séduit le public qui a retrouvé quelques instants plus tard une icône de la soul. Fred Wesley, l’ex-tromboniste de James Brown, George Clinton et Bootsy Collins, a soulevé les festivaliers avec une signature au trombone reconnaissable entre toutes: un mix envoûtant à la croisée du jazz, de la soul et du gospel. Une performance qui rassure sur le caractère jazzy du festival, malgré quelques infidélités au genre que les programmateurs justifient par une plus grande ouverture aux musiques actuelles.

 

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc