International

Sommet Ligue arabe: Les dirigeants divisés sur les frappes contre la Syrie

Par L'Economiste | Edition N°:5252 Le 16/04/2018 | Partager
L’Arabie saoudite et le Qatar cautionnent, le Maroc privilégie la solution politique
Iran, Yémen, Palestine... les enjeux

La Syrie prend une place importante dans les débats du 29e sommet arabe à Dhahran en Arabie saoudite (14 au 16 avril), surtout juste après les frappes conjointes des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France.

Les trois pays ont mis en exécution leur menace à l’encontre du régime de Bachar Al-Assad accusé d’avoir utilisé des armes chimiques dans la ville rebelle de Douma. L’enquête sur la présumée attaque chimique se poursuit encore. Mais, la ligne rouge aurait été franchie dénonce la coalition. Sans surprise, la Russie principal soutien du régime syrien condamne les frappes.

Dans le monde arabe, la question divise. Plongés dans une crise diplomatique depuis plusieurs mois, l’Arabie saoudite et le Qatar adoptent cependant la même position sur le dossier syrien, les deux pays soutenant l’action militaire occidentale. Pour l’Arabie saoudite, «les frappes constituent une riposte aux crimes de Damas».

De son côté, le Qatar cautionne «une action occidentale contre des cibles militaires spécifiques utilisées par le régime syrien dans ses attaques chimiques». Le Maroc, qui est représenté au Sommet par le prince Moulay Rachid, déplore la dégradation de la situation au Moyen-Orient et exhorte à la recherche d’une solution politique pour le règlement du conflit syrien. Le Maroc condamne le recours aux armes chimiques.

Dans le même temps, le ministère des Affaires étrangères estime que «les options militaires, y compris les frappes aériennes -aussi justifiées ou proportionnelles soient elles- ne font que compliquer les solutions politiques, aggraver les souffrances des victimes civiles et exacerber leur sentiment à l’égard de l’Occident».

Première réunion depuis
la décision des Etats-Unis
de transférer l’ambassade d’Israël à Jérusalem

Les Etats-Unis et ses alliés ont soumis au Conseil de sécurité de l’ONU un nouveau projet de résolution sur la Syrie. Celui-ci porte à la fois sur les aspects chimique, humanitaire et politique. Ils y préconisent notamment la création d’un nouveau mécanisme d’enquête sur l’emploi d’armes chimiques.

Au-delà du dossier syrien, l’Iran, le Yémen et l’avenir de Jérusalem seront les principaux sujets à l’ordre du jour de ce sommet de la Ligue arabe. C’est la première fois que les dirigeants arabes se réunissent depuis la décision des Etats-Unis de transférer leur Ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Une décision qui avait suscité de vives réactions dans le monde arabe.

En début de mois, le roi saoudien avait réaffirmé le soutien de l’Arabie saoudite aux droits légitimes du peuple palestinien à un Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale. Cependant, la position du prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) est plus nuancée. Pour lui, Israël a aussi «droit» à un territoire.

Synthèse L’Economiste

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