Entreprises

IAM sensibilise à la transformation digitale

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5249 Le 11/04/2018 | Partager
Le capital humain, un élément-clé pour réussir la digitalisation
Des gisements de croissance encore inexploités

L’explosion du marché des smartphones renforce le rôle-clé des opérateurs télécoms dans les économies du continent. Les entreprises de télécommunications ont une capacité d’impact (économique, social…) qui n’est pas assez exploitée.

Sont-elles conscientes de leur rôle de diffuseur de bonnes pratiques et de leur capacité à formaliser nos économies gangrenées par l’informel? Ces acteurs sont le plus à même de porter la diffusion des nouvelles pratiques induites par le digital, notamment l’hybridation du savoir… Cela passerait par la diffusion gratuite d’applications et solutions, voire de logiciels.

Cependant, il y a un vrai décalage entre ce qui est dit et ce qui est réalisé. Le contexte actuel est plus dans les effets d’annonce, moins dans le concret. La diffusion des solutions et applications pourrait stimuler le développement économique de nos pays. Les bénéfices que peuvent en tirer à la fois les entreprises, les organismes institutionnels et les particuliers sont multiples.

Cela permettrait par exemple aux acteurs de l’informel d’accéder au même niveau de comptabilité que les grandes entreprises, avec un coût initial nul.

Depuis octobre 2016, l’Afrique a vu le nombre de connexions via mobile dépasser celui des ordinateurs. Selon le rapport Global Digital 2018, le continent enregistre un taux de pénétration de 82% pour 1,040 milliard de connexions mobiles comptabilisées sur le continent en 2017, pour une progression annuelle de 4%, soit 45 millions de nouveaux utilisateurs du mobile. Cette dynamique et ces atouts devraient se faire accompagner par le développement des infrastructures locales, la réduction des coûts d’accès à Internet, mais aussi la réduction des points morts de la digitalisation.

Aujourd’hui, aucun pays ne peut se permettre de rester à l’écart de la révolution digitale. L’Afrique, y compris le Maroc, possède des atouts majeurs pour réussir sa transformation, notamment l’appropriation rapide des technologies.
D’ici 2025, l’ensemble des téléphones connectés à la voix et au texte seront connectés à Internet. On les estime aux alentours de 8,5 milliards d’abonnements téléphoniques. A cela s’ajouteront près de 100 milliards d’objets connectés (Internet of things) répartis entre le secteur industriel, les supply chain, les services et au niveau des ménages.

«La transformation digitale pourrait être caractérisée par deux mots-clés: la plateforme et l’agilité. Ces deux notions sont au cœur même de la transformation digitale, car introduisant des processus nouveaux et totalement différents», soutient Gilles Babinet, multi-entrepreneur. La transformation digitale va provoquer de profonds bouleversements stratégiques au sein des entreprises. Cela permet de détecter en interne des talents et les attirer, en ayant une marque employeur forte.

Les Smart days de Maroc Telecom

Les Smart days sont à leur 2e édition. Ce rendez-vous de la transformation digitale au Maroc et en Afrique a eu lieu le 10 avril. Cette deuxième édition a été organisée sous le thème: «La transformation digitale: quels modèles et enjeux pour les entreprises en Afrique». L’événement a réuni chercheurs, experts, entrepreneurs, influenceurs web à l’auditorium de Maroc Telecom. Cette édition a connu la participation de deux experts internationaux de renom: Gilles Babinet, multi-entrepreneur et premier président du Conseil national du numérique en France, et Rebecca Enonchong, entrepreneur camerounaise, présidente d’AppsTech, multinationale spécialisée dans la création de logiciels.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc