Competences & rh

Brèves

Par L'Economiste | Edition N°:5248 Le 10/04/2018 | Partager

■ Accord entre Chaffoteaux et l’IMM
La société Chaffoteaux Maroc, spécialisée dans les systèmes et les services pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, vient de conclure une convention avec l’Institut des mines de Marrakech. Cet accord fait partie de l’«initiative Chaffoteaux Académie». Ainsi, la société a mis à la disposition des étudiants de l’Institut un ensemble d’équipements et d’outils contribuant à élargir leur apprentissage. Ces équipements permettront d’illustrer essentiellement les principaux modes de transfert d’énergie, les différents modes de production d’eau chaude sanitaire et les particularités des installations à usage collectif.
Les étudiants seront par ailleurs accompagnés à travers des modules de formation co-animées par l’équipe technique de Chaffoteaux Maroc et les formateurs de l’Institut.
La société espère étendre le schéma du partenariat avec l’Institut des mines de Marrakech à d’autres établissements, notamment les grandes écoles qui préparent aux filières liées à l’énergie et au développement durable.

■ Moncef Ziani réélu à la vice-présidence de la Fédération des consultants des pays islamiques
Le directeur général de la société d’ingénierie et de conseil CID, vient d’être reconduit à la vice-présidence de la Fédération des consultants des pays islamiques dont le siège est basé à Istanbul. Pour son deuxième mandat, Moncef Ziani veut encourager la «préférence nationale» à l’échelle des pays islamiques sur les projets d’envergure tels que les ports ou les barrages.
Moncef Ziani veut également travailler à l’amélioration des clauses contractuelles en s’inspirant des contrats-types FIDIC et à s’assurer de la résilience au changement climatique des infrastructures financées par la Banque islamique de développement (BID) à travers l’Afrique dès les phases amont de leur conception.

■ Prémunir les élèves du «prêt-à-porter de la pensée»
Dans la société du savoir, les élèves apprennent eux-mêmes à produire des connaissances. Il est donc important de les initier à la recherche dès le primaire, selon Rahma Bourqia. Ceci aura le mérite de façonner leurs esprits et de les protéger contre «le prêt-à-porter de la pensée qui enferme l’esprit dans des certitudes difficiles ensuite à réviser».
Pour s’inscrire pleinement dans l’ère de la société de la connaissance, les élèves doivent acquérir l’esprit d’innovation et de créativité à l’école, qui les dote de la capacité d’extrapoler, de faire des connexions, d’analyser des situations, d’avoir la curiosité nécessaire pour explorer de nouvelles idées. «Le savoir ne pourrait prospérer qu’avec une école qui produit une masse critique de consommateurs de connaissances et de culture», insiste Bourqia.

■ … Et de la «barbarie d’Internet»
Internet s’apparente à une jungle où l’on trouve tout et son contraire. Les jeunes se sont approprié le numérique sans s’y préparer et sans être sensibilisés à sa déontologie. «Le numérique constitue une opportunité en faveur de l’amélioration de la qualité des apprentissages lorsqu’il est pris en charge par l’école. Autrement, il se transforme en menace», pense Rahma Bourqia. «L’école est la seule institution capable de doter l’élève de la capacité méthodique de recherche de savoir crédible», ajoute-t-elle. Il est donc nécessaire de disposer d’un projet d’éducation numérique pour faire face à la «barbarie d’Internet».
Au-delà de l’équipement technique, il est question de diffuser une culture du numérique, dans le cadre d’une vision globale. Pour l’heure, cette vision fait encore défaut. 

■ Surmonter le «chaos du bricolage religieux»
Au niveau de l’enseignement du fait religieux, l’école est le seul bastion à même de transmettre l’islam préconisé par la Constitution, selon Rahma Bourqia. Toutefois, l’islam enseigné à l’école est présenté comme une religion «menacée» par les mouvements marxistes, victime de complots et qu’il faut défendre, d’après l’auteure.
L’enseignement est donc conçu selon une approche «apologétique, contenant des vérités intangibles, et affirmant que les musulmans représentent les meilleurs êtres sur terre». Or, la priorité devrait être de prémunir les esprits jeunes des extrémismes et de l’endoctrinement, qui se nourrissent souvent de l’ignorance.
Dans un monde subverti par «le chaos du bricolage religieux», l’éducation religieuse doit «mettre en avant les fondements de l’islam comme l’expression d’une éthique universelle», estime Bourqia.
Pour elle, l’école ne doit pas porter les valeurs d’un groupe social donné ou d’une communauté d’idées, ni véhiculer une interprétation subjective et idéologique de l’islam. Son rôle est d’enseigner son esprit universel, en mettant en exergue les intentionnalités (maqassid) de la religion. A savoir: le bien pour les Hommes, une éthique dans la conduite et dans le rapport aux autres. Mais comment s’assurer que les enseignants adhèrent à cette logique? «Tant que le contenu de la socialisation pour le projet de société n’est pas défini, on laisse aux acteurs éducatifs l’initiative de lui donner un sens dans la pratique pédagogique pour influencer les jeunes esprits. Et c’est par ce biais que les idéologies en vogue s’introduisent à l’école», explique l’auteure.

 

 

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