Politique

Sahara Nouveau revers pour les séparatistes

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5237 Le 26/03/2018 | Partager
Le Conseil de sécurité appelle au maintien du statu quo
Inquiétudes sur la zone de Guergarate
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En dépit de la multiplication des manœuvres, le Polisario a essuyé de nouveaux revers, à quelques semaines de la présentation du rapport annuel du secrétaire général de l’ONU relatif au dossier du Sahara (Ph. Bziouat)

Le Polisario vient d’essuyer un nouveau revers. Après la multiplication des provocations contre le Maroc, la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, concernant ce dossier, a sonné comme un rappel à l’ordre. Le briefing des membres du Conseil de sécurité par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Horst Kohler, a apporté «des éclaircissements qui ont réfuté les allégations» du Polisario, comme l’a précisé Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement. La déclaration de la présidence de ce Conseil a été on ne peut plus claire.

D’abord, les membres du Conseil de sécurité ont manifesté leur inquiétude par rapport à la situation au niveau de la zone tampon de Guergarate. Ils ont «rappelé l’importance du maintien du statu quo, tel que mentionné dans le rapport du secrétaire général, ainsi que la nécessité de l’application intégrale de la résolution 2351».

Cette dernière avait exigé le retrait complet et immédiat du Polisario de la zone tampon, après la multiplication d’actes de provocation, ayant perturbé notamment le trafic routier entre le Maroc et le reste du continent. Aujourd’hui, la «profonde préoccupation» des membres du Conseil de sécurité est liée à «la présence continue d’éléments armés du front Polisario dans cette région» et aux «défis que cela pose à la raison d’être de cette zone tampon».

Parallèlement, les manœuvres des séparatistes n’ont eu aucun effet sur les positions des grandes puissances concernant le dossier du Sahara. D’ailleurs, Rabat a ouvertement rejeté «toutes discussions parallèles de nature à dévier le processus de ses constantes».

Après la dernière décision de la Commission européenne d’inclure le Sahara dans le prochain accord de pêche, les Etats-Unis ont également maintenu leur position par rapport à ce dossier. A l’instar de l’année précédente, la loi budgétaire américaine, votée jeudi dans la soirée, a prévu dans son titre III que «les fonds destinés au Maroc doivent être rendus disponibles à l’assistance du Sahara».

Ce texte s’est également attaqué à la situation dans les camps de Tindouf, sans qu’ils ne soient explicitement cités. Il stipule que le secrétaire d’Etat est tenu de présenter, dans un délai de 45 jours, un rapport «décrivant les dispositions prises pour renforcer le contrôle de la livraison de l’assistance humanitaire aux réfugiés en Afrique du Nord». Le Maroc avait à multiples reprises attiré l’attention sur les trafics dont font l’objet les aides destinées aux populations de Tindouf.

 

 

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