International

Les Egyptiens aux urnes

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5236 Le 23/03/2018 | Partager
Al- Sissi brigue un 2e mandat dans le scrutin du 26 au 28 mars
Il est face à un unique candidat

Le Président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi brigue un deuxième mandat de quatre ans dans le scrutin prévu du 26 au 28 mars. Il est face à un unique candidat, Moussa Mostafa Moussa, qui est aussi l'un de ses plus fervents soutiens. Si aucun candidat n'obtient la majorité des voix, le 2e tour commencera le 19 avril à l'étranger et le 24 avril en Egypte.
Abdel Fattah Al-Sissi a appelé les électeurs à participer au scrutin présidentiel la semaine prochaine et a nié toute responsabilité dans la déroute de l'opposition. En tout cas, il bénéficie d'un soutien de ses partenaires occidentaux. 
«…Le régime sécuritaire du Président est souvent dénoncé pour non-respect des droits humains et pour la répression à l’égard notamment de certaines figures de la révolution de 2011. Mais il reste un pivot de la stabilité régionale et de la lutte contre le terrorisme ce qui lui permet de jouer un rôle de premier plan au Moyen-Orient et de maintenir des relations étroites aussi bien avec l’Europe qu’avec les Etats-Unis», indique Coface dans son appréciation du risque. Elle y souligne aussi que «l’Egypte a été le principal médiateur dans le rapprochement entre le Hamas et l’Autorité palestinienne. Le pays s’est également rangé du côté saoudien dont il est un allié dans la crise qatarie puisqu’il a fait partie des pays arabes autres que ceux de la CCG ayant boycotté l’Emirat…». 
Elu avec 96,9% en 2014, à la suite des troubles ayant secoué l'Egypte (pays de 96 millions d'habitants) depuis le soulèvement populaire de 2011, Abdel Fattah Al-Sissi a fait du retour de la sécurité et de la stabilité économique ses priorités. «Le passage à un taux de change flottant a permis, après une période d’ajustement, de réduire le déséquilibre externe. La hausse des exportations, des recettes touristiques et des transferts des expatriés s’est traduite par une baisse du déficit du compte courant», selon l'assureur-crédit français. Aussi, «l’excédent du compte de capital s’est accru du fait d’une hausse des IDE et des investissements de portefeuille. La dette privée en devises, détenue en grande partie par le système bancaire, s’est réduite limitant les facteurs de risque lié à un choc externe». «Les exportations devraient continuer de progresser en 2018. Les gains de compétitivité prix et l’accroissement de la production de gaz et d’électricité continueraient, via la hausse des exportations, de générer une baisse du déficit courant en 2018», d'après les pronostics de Coface. 

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