Culture

Un festival international pour renouer avec la musique aissaouia

Par Omar KETTANI | Edition N°:5236 Le 23/03/2018 | Partager
Une programmation musicale riche et variée: chants spirituels, fusion, jazz •
Un débat réunissant des intellectuels de plusieurs pays au menu
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(De gauche à droite) Le marocain Abdellah Yaakoubi, le syrien Badr Rami et le suisse François Lindemann. Un casting assez relevé qui promet un beau cocktail musical (Ph. AFS)

Les mélomanes casablancais seront aux anges. La ville blanche accueillera du 19 au 21 avril prochain la 1re édition du Festival international de la tarîqa aissaouia. Outre les artistes nationaux Abdellah Yaakoubi et haj Abdelhadi Cohen, ce festival accueillera également des artistes internationaux à l’image du suisse François Lindemann, du syrien Badr Rami et de l’algérien Zineddine Bouchaala. Organisé par la section casablancaise de l’Association Fès Saiss, ce festival vise avant tout à faire renouer les jeunes avec ce patrimoine national, et à retrouver l’authenticité de la tarîqa Aissaouia. Le volet musical occupera une place prépondérante. De nombreux concerts aux rythmes musicaux divers, raviront les amateurs les plus exigeants. La soirée inaugurale sera marquée notamment par des chants spirituels, du jazz et de la fusion. Au cours de la seconde soirée, les participants se familiariseront notamment avec le chant soufi algérien, et la symphonie aissaoui Casablancaise. Ces deux concerts seront dirigés par l’algérien Zineddine Bouchaala et hadj Abdelhadi Cohen. Pour les plus intellectuels, un forum portant sur «le rôle du soufisme dans l’éducation des générations» réunira un panel de scientifiques de haut calibre. Parmi eux, l’enseignant chercheur en pensée islamique Abdellah Cherif Ouazzani, le président du conseil des voies mystiques en Algérie Mohamed Benbrika, le chercheur académicien et président de la Haute Instance des Associations du Madih et du Samae au Maroc Dr Mohamed Thami El Harrak, le cheikh de la tarîqa Madaniyya en Tunisie Cheikh Badri El Madani et la poétesse marocaine Touria Ikbal.Véritable composante du patrimoine culturel du Maroc, la Tarîqa Aissaouia puise son origine à Meknès et se caractérise par un style musical spirituel. Fondée par Muhammad Ben aîssa, cette musique véhicule des valeurs importantes que sont la spiritualité, la culture et l’identité. Par le biais de cet événement, la motivation première est de faire perdurer cet art ancestral en suscitant l’intérêt de la jeunesse marocaine. «Notre souhait est que la jeunesse réitère son attachement avec ses traditions», affirme Abdellah Hasnaoui président de la section casablancaise de l’Association Fès Saiss. Autre point important, cette manifestation culturelle entend également  montrer que ce patrimoine culturel intemporel «peut avoir une ouverture sur le monde moderne», souligne Hasnaoui. 
L’ONG Fès Saiss ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle projette notamment de rendre ce festival annuel, tout en l’étendant à d’autres villes tant au niveau national qu’international. Elle envisage également de créer deux écoles à Casablanca et à Fès où les bénéficiaires pourront apprendre la tarîqa Aissaouia. 

 

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