Entreprises

BMCI parvient à contenir la baisse des taux

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5235 Le 22/03/2018 | Partager
La banque stabilise quasiment son PNB au même niveau que celui de 2016
Les bénéfices bondissent de près de 27%
Bonne maîtrise du coût du risque
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BMCI a pu maintenir son activité quasiment au même niveau qu’en 2016. La banque subit un effet taux qu’elle a contré par une forte mobilisation sur le crédit, une baisse du coût du risque et une forte progression des bénéfices

Des résultats qui augmentent, une activité commerciale des métiers spécialisés dynamique ainsi qu’une volonté réaffirmée d’être un financeur au quotidien de l’économie et de se développer de manière pérenne avec une maîtrise des risques. C’est en substance le bilan que dresse Laurent Dupuch, président du directoire de BMCI, par rapport aux performances annuelles de la banque qui ont été présentées mercredi 21 mars 2018. 
L’établissement est en effet parvenu à contenir la baisse des taux pour maintenir son PNB quasiment au même niveau qu’en 2016, à plus de 3 milliards de DH. «Retraitée de l’effet de la démutualisation de la Bourse, la baisse du PNB n’aurait pas dépassé 0,2%», fait-on savoir auprès de BMCI. Hormis la marge d’intérêt qui baisse de 2,5% en raison de l’effet taux défavorable qui induit une forte mobilisation  sur la distribution de crédits, les autres sources de revenus de la banque se sont bien comportées. La marge sur commission progresse de 2,8% alors que les résultats des opérations de marché s’améliorent de plus de 11%.  
Ces performances sont accompagnées par une maîtrise des dépenses. Les frais de gestion n’augmentent pas. Bien au contraire, ils reculent légèrement de 0,2%, à 1,58 milliard de DH précisément. Le coefficient d’exploitation s’affiche dans ces conditions à 52,6%. C’est une  véritable prouesse sachant que la banque est dans une phase d’investissements. «Nous avons mis plus de 100 millions de DH dans la digitalisation cette année», explique Dupuch. Cette maîtrise se ressent également sur le coût du risque qui s’est réduit de plus de 10% à 524 millions de DH. «Cela est dû à une baisse des dotations en provisions sur créances en souffrance», note le président du directoire. La couverture de ces provisions culmine à 79,8%. Rapporté au coût du risque, le ratio PNB/coût du risque ressort en hausse depuis trois ans. Pour ce qui est des bénéfices, ils bondissent de près de 27% pour se hisser à 547 millions de DH. En dépit de cette bonne performance, le management n’a pas voulu évoquer la question du dividende. Il attend la tenue de l’assemblée générale pour l’annoncer. 
Côté perspectives, outre la poursuite de déploiement du «one shop stop» dans les autres régions en 2018, après Casablanca au cours de l’exercice 2017, le management n’a pas voulu s’étendre davantage sur les objectifs en termes d’activité pour l’année en cours.

 

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