Culture

Arts visuels: Premiers pas d’artistes

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5230 Le 15/03/2018 | Partager
8 jeunes artistes parrainés par la Fondation Banque Populaire
Une résidence, une exposition collective, des prix…
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Une assistance, triée sur le volet, venue encourager la jeune création marocaine. Ici, la patronne des patrons, Miriem Bensalah-Chaqroun, en compagnie de Asmae Lahkim Bennani, fondatrice de la résidence Flore, Maison des Arts (Ph. ALB)

Du beau monde ce mardi 13 mars à la Galerie 38 à Casablanca. Miriem Bensaleh- Chaqroun, Karim Hajji, Mohamed Benchaaboune, Noureddine Ayouch… des artistes également: Samia Akariou, Hossein Talal, Simohammed Fettaka, Mbarek Bouhchichi… Plus d’une centaine de happy few se pressant autour des créations de 8 jeunes artistes fraîchement diplômés de l’Ecole supérieure des beaux-arts de Casablanca et de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan.

Fait assez rare et même inespéré pour de jeunes pousses, qui ont eu la chance d’être parrainés par la Fondation Banque Populaire. Khadija El Abyad, Hasna Lachgar, Abdessamad Bouyessrane, Hajar El Moustassim, Saad Nazih, Amina Benali, Noureddine Ourahim et Kamal Saki. 4 filles et 4 garçons ont été sélectionnés suite à un appel à candidature lancé par la fondation. Ils ont tous bénéficié d’une bourse leur permettant un séjour en résidence artistique à la «Résidence d’artiste: Flore Maison des Arts/Lahkim Bennani. Édition d’Art».

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L’œuvre de Saad Nazih, lauréat du concours de la Fondation Banque Populaire, avec sa série de portraits empreints  de poésie où le songe se mêle à la réalité (Ph. FBP)

Les jeunes artistes ont pu s’initier à différentes techniques: peinture, art de la lithographie, gravure et céramique. Last but not least, 4 des candidats ont été récompensés à l’issue de cette résidence. C’est ainsi que le premier prix doté de 50.000 DH a été décerné à Saad Nazih. Kamal Saki, deuxième lauréat, a reçu un chèque de 30.000 DH alors que Noureddine Ourahim et Amina Benali ont empoché respectivement 25.000 et 15.000 DH.

A la clé également, une exposition collective, produite par la fondation et hébergée gracieusement par la Galerie 38 pour une huitaine de jours. Résultat: des œuvres de grand format, d’une grande maîtrise technique et d’assez bonne facture. Suffisamment en tout cas pour intéresser l’assemblée, triée sur le volet, venue soutenir la jeune création marocaine. La quasi-totalité des œuvres arboraient, déjà en début de soirée, les fameuses pastilles rouges. Les œuvres proposées à des prix très corrects (entre 10.000 et 180.000 DH) ont toutes trouvé preneur et les carnets de commandes étaient bien remplis. Le travail de Saad Nazih mérite amplement le premier prix, avec ses portraits d’un réalisme empreint de poésie.

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Khadija El Abyad, jeune artiste des plus prometteuses. Peintre, photographe, vidéaste et performeuse, ses travaux ont été particulièrement remarqués lors de l’exposition «Mastermind 6» ainsi qu’à la 6e édition de la Biennale d’art contemporain de Marrakech (Ph. FBP)

«Des œuvres qui se caractérisent par leur finesse. Les visages, les corps et leurs ombres, les couleurs de fond sont subtilement choisis pour exprimer une autre réalité…», notera l’artiste et critique d’art Hassan Bourkia. Les travaux de Saad Nazih sont en réalité empreints d’un «néo-surréalisme» où les sujets sont souvent présentés entre le monde réel et le monde des rêves. Un travail élégant, beau et fascinant.

Cependant, nous ne pouvons nous empêcher d’avoir un coup de cœur pour le travail de Khadija El Abyad. La jeune R’batie, peintre, photographe, vidéaste et performeuse, n’est pas une inconnue. Elle a participé à plusieurs expositions nationales et internationales, notamment en Italie, en France et en Tunisie. La jeune artiste de 27 ans a d’ailleurs été remarquée lors de la 6e Biennale de Marrakech. Sa pratique, qui puise dans l’art vidéo, la photographie, l’installation et la performance, interroge, autour du corps, les notions de contrainte et de douleur «Un fort penchant pour tout ce qui s’apparente à la souffrance, aux tourments présents dans la chair vivante», dit-elle.

 

 

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