International

L’économie mondiale prend de la vigueur

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5229 Le 14/03/2018 | Partager
La croissance s’approche de 4%, selon l’OCDE
De belles perspectives à l’approche du sommet du G20 Finances
Une aubaine pour le Maroc
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Les prévisions font état d’une légère amélioration de l’économie mondiale depuis la précédente édition des Perspectives économiques, en novembre 2017 et concernent toutes les économies du G20. Toutefois, l’OCDE alerte sur les risques du secteur financier et la montée du protectionnisme

A quelques jours du sommet du G20 Finances prévu les 19 et 20 mars à Buenos Aires, l’OCDE a publié, le mardi 13 mars, ses perspectives économiques intermédiaires. Tout en étant optimiste, l’Organisation de coopération et de développement économiques prévoit que l’économie mondiale connaîtra une croissance de 3,9% en 2018 et en 2019 (Le FMI prédit aussi le même taux en raison d’une dynamique de croissance plus forte et des effets attendus des modifications de la politique fiscale américaine).

Pour l’équipe de l’OCDE, l’expansion économique mondiale s’affermit. Et ce, sur fond de hausse robuste de l’investissement accompagnée d’un rebond des échanges et d’un redémarrage de l’emploi qui alimentent une reprise généralisée (voir entretien). La croissance dans la zone euro devrait, elle aussi, rester robuste entre 2,3 et 2,1% sur la période 2018-2019. La reprise économique chez les principaux partenaires du Maroc aura un impact positif sur l’économie marocaine. Elle peut être ressentie à plusieurs niveaux que ce soit sur la demande étrangère adressée au Maroc, les recettes touristiques, les transferts des MRE ou encore les flux d’investissements étrangers.

Le FMI avait prévu un rebond de la croissance économique mondiale grâce notamment... à la réforme fiscale de Donald Trump. Pour l’OCDE aussi, les mesures fiscales de soutien mises en place par de nombreux pays au cours des deux dernières années ont contribué à des taux de croissance plus élevés après des années de croissance mondiale inférieure à la moyenne. Mais elle relève aussi plusieurs risques et vulnérabilités dont certains relèvent du secteur financier tandis que d’autres tiennent à la montée du protectionnisme.

Sur ce sujet, l’UE a promis de se défendre face à ceux qui veulent «l’intimider» par des mesures protectionnistes. Ceci au moment où Donald Trump menace de lourdes taxes ses industries sidérurgique et automobile. Face à l’ampleur de la polémique, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevêdo, a mis en garde contre le risque d’une escalade de «représailles» commerciales.

Accusée par le Canada de «dumping» dans la sidérurgie, la Chine a annoncé de son côté avoir pris des mesures concrètes pour réduire ses surcapacités. Elle a jugé que l’offre excédentaire mondiale était «un problème planétaire» qu’aucun pays ne résoudrait seul. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, avait accusé Pékin d’inonder le marché mondial avec sa surproduction d’aluminium et d’acier écoulée à des prix au rabais.

Provoquant ainsi une «concurrence déloyale» pour les sidérurgistes nord-américains. La production d’acier chinoise a encore augmenté de 5,7% l’an dernier, à 831,7 millions de tonnes, selon la World Steel Association, fédération internationale du secteur.

Pour autant, les exportations d’acier du pays asiatique ont chuté de 30,5% l’an dernier, à 75,4 millions de tonnes, selon les douanes chinoises. Et ce, à la faveur d’un net sursaut de la consommation intérieure. La Chine est également épinglée pour ses colossales capacités excédentaires dans ce domaine. Ses exportations d’aluminium pour les deux mois de janvier-février ont bondi de 26% sur un an, à 817.000 tonnes.

 

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