Economie

Bourse internationale du tourisme: Le Maroc affine son offre

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:5227 Le 12/03/2018 | Partager
Réunions à tour de bras avec les TO allemands, objectif 500.000 touristes
Agadir et Marrakech, les destinations privilégiées
Respect des normes internationales de qualité dans l’hôtellerie, la condition
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Les professionnels marocains du tourisme participent en force à la Bourse internationale du tourisme (ITB) de Berlin pour reconquérir le marché allemand. A elle seule, la région Souss Massa est représentée par 45 opérateurs (Ph. F.N.)

Grande offensive de la part des professionnels marocains du secteur du tourisme qui sont déterminés à reconquérir l’un des marchés émetteurs les plus importants au monde: le marché allemand. Ils ont ainsi participé en force à la 52e édition de la Bourse internationale du tourisme (ITB) de Berlin.

«C’est vrai que le business sur l’Allemagne devient un peu difficile ces derniers temps, notamment du fait du réveil de l’Egypte dont l’activité redécolle et nous impacte, mais nous continuerons à nous développer pour retrouver nos parts de marché», explique Salaheddine Benhammane, DG d’Atlas Hospitality, région Sud. «Avec notre partenaire FTI, nous avons réussi à dépasser les objectifs fixés», a-t-il ajouté.

En effet, au lieu des 100.000 touristes visés il y a un peu plus de deux ans, ce sont 150.000 qui ont choisi la destination Maroc pour leurs vacances. Ce qui prouve que le partenariat entre FTI et Atlas Hospitality se maintient sur de bonnes bases, à court et à moyen terme, avec notamment neuf charters mis sur Agadir dès la première année, puis 4 autres sur Marrakech. Aujourd’hui, l’objectif pour les 3 prochaines années est d’atteindre la barre des 500.000 touristes allemands, nous indique-t-on.

Un développement qui devrait bénéficier au secteur touristique au niveau national, assure Benhammane. Et ce, d’autant plus que 40% à 50% de cette clientèle allemande opte pour les déplacements en circuits pour visiter les villes impériales et découvrir le pays. Les professionnels sont toutefois conscients qu’un travail de fond doit être fait sur la capacité litière qui doit augmenter et répondre aux standards internationaux de qualité.

Si le problème ne se pose pas pour Marrakech en termes de quantité, ce n’est pas le cas pour Agadir qui, avec un parc de près de 30.000, ne dispose en réalité que de près de 50% de lits commercialisables. Il est vrai que dans moins d’un an et demi, la station Taghazout va démarrer, ce qui va certainement donner un nouveau souffle à la destination aussi bien en termes de produits nouveaux de qualité qu’en termes de capacité litière.

Mais sur ce volet, c’est surtout la dynamique qualitative qui est importante, car elle devrait pousser les hôteliers à revoir leurs produits et à le façonner d’une manière plus adaptée à la demande et aux normes exigées par les TO. A ce propos, la récente baisse enregistrée par le marché allemand sur la destination Agadir durant le premier trimestre 2018 est due en partie à la fermeture du Robinson Club et d’Iberostar pour réhabilitation.

Autrement, en plus de FTI, ce sont surtout des TO comme TUI, à travers sa filiale qui gère Riu Tikida Beach, Tikida Dunas, Tikida Palace et Robinson Club, et d’un autre côté, Thomas Cook avec Iberostar qui drainent l’affluence allemande sur la destination avec des taux de remplissage atteignant jusqu’à 90%.

Quant à eux, les autres hôtels sont en reste car ils ne correspondent pas aux standards exigés. «Aujourd’hui, les TO allemands sont très intéressés par des investissements sur Agadir en particulier et nous devons donc travailler sur de nouvelles alternatives pour accompagner ce regain d’intérêt», explique Rachid Dahmaz, directeur général de MTS. La rencontre programmée par le ministère du Tourisme le 2 avril prochain, à Agadir, doit permettre de relancer la vision 2020 et de booster ce secteur vital.

DNES à Berlin, Fatiha NAKHLI

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