Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5223 Le 06/03/2018 | Partager

■ Une amende pour un «prophète» qui soignait ses fidèles à l’insecticide
La justice sud-africaine a condamné à une amende le prophète autoproclamé d’une église qui avait défrayé la chronique en aspergeant le visage de ses fidèles d’un insecticide destiné, selon lui, à les guérir de leurs maux ou péchés. Au début du mois, un tribunal de la province du Limpopo (nord) avait reconnu le pasteur Lethebo Rabalago coupable de «violences», estimant que cet insecticide, vendu sous la marque «Doom» («mort» ou «catastrophe» en anglais), était «dangereux». Le quotidien Sowetan a rapporté mercredi que le juge l’avait condamné à quatre ans de prison ou à verser une amende de 21.000 rands (un peu moins de 1.500 euros). Le condamné s’est empressé d’accepter l’amende. «Nous avons conclu un accord selon lequel mon client versera des mensualités de 3.000 rands jusqu’au paiement complet de l’amende», a expliqué au journal son avocat, Edmund Lubusi. En novembre 2016, la publication sur la page Facebook de l’église de l’Assemblée générale du Mont Zion (MZGA) de photos du «prophète» en train de «soigner» ses fidèles à grands jets d’insecticide avait suscité une vive polémique. «Des gens sont venus avec des blessures. Nous leur avons pulvérisé de l’insecticide et ils sont guéris», s’était défendu Lethebo Rabalago dans la presse locale. La société Tiger Brands qui fabrique le «Doom» avait fait part de son indignation et rappelé les dangers de son produit.

■ Des élèves aux uniformes Armani protégés par des vigiles
Une école de Tokyo, qui avait fait polémique après avoir décidé d’introduire des uniformes de la marque de luxe Armani pour ses élèves, a dû engager des vigiles, certains enfants ayant été importunés dans la rue. L’école élémentaire Taimei, située dans le quartier huppé de Ginza, a recruté du personnel de sécurité cette semaine après qu’au moins trois de ses élèves eurent été abordés par des individus qui ont agrippé leurs uniformes ou demandé s’ils étaient scolarisés dans l’établissement, a expliqué à l’AFP une responsable locale. «Les vigiles patrouillent dans les rues que les élèves empruntent le matin et lorsqu’ils rentrent chez eux», a-t-elle précisé, sous couvert d’anonymat. Le Japon connaît très peu d’insécurité et on voit très rarement des gardiens devant les écoles. Cette école s’est attirée de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux et dans la classe politique quand elle a annoncé début février qu’elle avait choisi d’instaurer à la rentrée d’avril un uniforme conçu par Armani. L’ensemble coûtera jusqu’à 80.000 yens (près de 600 euros).
La direction de l’établissement, qui existe depuis 150 ans, avait justifié son choix en expliquant qu’elle souhaitait se donner une image plus adaptée à ce quartier de la capitale, où se trouvent de nombreuses boutiques de luxe.

 

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