International

Partenariat post-Brexit Good deal ou no deal?

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5217 Le 26/02/2018 | Partager
La Première ministre britannique présentera sa vision le 2 mars
Droits de douane, démarches administratives… rudes négociations
Les partenaires européens s’impatientent
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La Première ministre britannique Theresa May devra préciser sa vision du partenariat post-Brexit du Royaume-Uni avec l'Union européenne vendredi 2 mars. Réunis la semaine dernière à un sommet européen à 27 (sans le Royaume-Uni) consacré à l'avenir de l'UE après le Brexit, les partenaires européens de Londres ont montré une certaine impatience.

Ils veulent plus de précisions sur les orientations du gouvernement britannique près d’un an après le déclenchement du Brexit, qui doit être effectif le 29 mars 2019. Londres affirme vouloir quitter le marché unique et l'union douanière, mettre fin à la liberté de circulation des migrants et à la juridiction de la Cour européenne des droits de l'Homme. Dans le même temps, Theresa May veut négocier un accord qui réduirait autant que possible les droits de douane et les démarches administratives.

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, a toutefois averti que les contrôles à la frontière seraient «inévitables» si le Royaume-Uni sortait du marché unique et de l'union douanière. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, doit donner les orientations des délibérations sur les futures relations, lors d'un sommet européen les 22 et 23 mars, les négociations devant commencer en avril.

Les économistes préviennent que l'évolution de l'activité va dépendre en grande partie à court terme de l'avancée des négociations sur la sortie de l'UE. Les doutes des marchés sur le Brexit se sont traduits en 2017 par une baisse de la livre britannique, qui a eu pour effet de considérablement renchérir le coût des biens importés au Royaume-Uni, alimentant l'inflation.

Ces négociations se tiennent au moment où un nouveau parti politique centriste et anti-Brexit, «Renew» (Renouveler), a été lancé au Royaume-Uni, inspiré par «La République en marche» du président français Emmanuel Macron. La nouvelle formation affiche l'ambition de renverser le Brexit et de revitaliser le centre de la politique britannique, en surfant sur une opinion publique censée être un peu plus favorable au maintien dans l'UE.

Le parti compte défendre une augmentation du salaire minimum, renforcer les infrastructures en dehors de Londres et construire davantage de logements abordables. Et il veut «étudier de meilleures façons de gérer l'immigration», un des principaux thèmes de la campagne pro-Brexit.

Le parti affirme pouvoir déjà aligner plus de 300 candidats aux prochaines législatives prévues en 2022, mais qui pourraient intervenir plus tôt en raison de la faiblesse de la Première ministre conservatrice Theresa May, à la tête d'un exécutif divisé. Le parti vise 650 candidats issus de la société civile, pour chacune des circonscriptions du Royaume-Uni. 

Un second référendum?

Le Parti conservateur au pouvoir ainsi que l'opposition travailliste se sont engagés à respecter le résultat du référendum du 23 juin 2016 ayant décidé à 52% une sortie du Royaume-Uni de l'UE. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste doit afficher sa position dans une allocution lundi 26 février. Selon les médias britanniques, après avoir longtemps exclu cette possibilité, il pourrait annoncer que le Labour veut «le maintien du Royaume-Uni dans l'union douanière et qu'il est favorable à la tenue d'un second référendum sur le Brexit». La troisième formation britannique, l'europhile Parti libéral-démocrate, a quant à lui échoué à capitaliser sur le sentiment anti-Brexit d'une partie de la population.

 

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