International

Amnesty International: «Un océan de récits révoltants…»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5216 Le 23/02/2018 | Partager
Les dirigeants tournent le dos aux droits humains
Il est important de protéger le droit à la liberté d’expression
Un sombre constat au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

En 2017, le monde a connu un recul des droits humains. Les signes de cette régression étaient visibles partout, rapporte Amnesty International dans son rapport sur la situation des droits humains dans le monde en 2017 qui couvre 159 pays dont le Maroc. Un mécontentement social grandissant a été constaté dans plusieurs pays.

Et la situation des pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) n’est pas plus favorable. Des journalistes et des défenseurs des droits humains ont fait l’objet d’une répression de la part des autorités de certains Etats et l’expression sur Internet était étroitement contrôlée dans plusieurs pays. A certains endroits, des militants de la société civile sont parvenus à empêcher le renforcement des restrictions touchant la liberté d’expression.

La liberté de religion et de conviction a été mise à mal par des groupes armés et des gouvernements. Le combat des mouvements féministes a porté ses fruits en aboutissant à la modification de lois qui consacraient la discrimination et la violence à l’égard des femmes dans certains pays.

Néanmoins, dans toute la région, la discrimination demeurait systématique tant dans la législation que dans la pratique, et les femmes n’étaient toujours pas suffisamment protégées contre les violences liées au genre. Les autorités d’un certain nombre de pays ont arrêté et poursuivi des personnes en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée.

Dans certains pays, les syndicats étaient soumis à des restrictions draconiennes, et les travailleurs migrants continuaient d’être exploités et maltraités. Cependant, des réformes dans plusieurs pays leur ont apporté une meilleure protection en matière d’emploi.

Les civils ont payé un lourd tribut aux conflits armés, qui ont été marqués par de graves violations, notamment l’utilisation d’armes interdites, les sièges illégaux et les attaques visant directement des populations et des infrastructures civiles.

Des condamnations à mort ont été prononcées dans un certain nombre de pays de la région, et plusieurs centaines d’exécutions ont eu lieu. L’impunité persistait pour des crimes commis aussi bien par le passé que récemment, mais des progrès ont été réalisés en faveur de l’obtention de la vérité et de la justice pour les victimes.

Des Etats-Unis à l’Union européenne, en passant par l’Australie, les dirigeants des pays les plus riches ont continué d’adopter face à la crise planétaire des réfugiés une attitude purement et simplement inhumaine, considérant les réfugiés non pas comme des êtres humains détenteurs de droits, mais comme des problèmes à éluder.

«Imaginez que vous êtes avocat-e, journaliste ou militant-e et que votre vie est menacée parce que vous avez dit la vérité», s’interroge Amnesty International. Pour cela, il est plus important que jamais de protéger le droit à la liberté d’expression.

Le Maroc n’est pas épargné

Le rapport d’Amnesty International consacre tout un chapitre sur la situation au Maroc. Liberté d’expression et d’association, liberté de réunion, torture et autres mauvais traitements, impunité, droits des personnes réfugiées ou migrantes… les critiques sont sévères. Toutefois, le rapport précise que «le  Maroc n’a pas adopté de loi relative à l’asile, mais permettait toujours aux réfugiés d’avoir accès aux droits fondamentaux et à des services de base, dont l’éducation…». Mais là aussi des efforts restent à déployer.

 

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