Politique

Chambre des représentants: El Malki veut «changer de culture»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5216 Le 23/02/2018 | Partager
Les députés font preuve de plus d’assiduité, avec près de 80% dans les séances plénières
Pour lui, «la retraite des parlementaires n’est pas une rente»
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Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, a annoncé que la période d’inter-sessions sera dédiée à la poursuite de la réforme administrative de cette instance, qui sera dotée d’un nouvel organigramme (Ph. Bziouat)

Près d’une semaine après la clôture de la session d’octobre, Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, a tenu une conférence pour faire le point sur le bilan des derniers mois. Il a mis l’accent sur «le lancement d’une nouvelle culture au sein de cette institution constitutionnelle». Cela concerne les différents niveaux de son fonctionnement.

A commencer par la production législative. Au-delà des aspects quantitatifs, El Malki a estimé que «l’évaluation qualitative est plus importante». Durant la session écoulée, la 1re Chambre a approuvé 31 projets de loi, «dont certains textes stratégiques, comme ceux sur la réorganisation du CNDH, la lutte contre la violence à l’égard des femmes, ou encore l’élargissement du fonds de cohésion familiale à de nouveaux bénéficiaires», a-t-il noté.

Au niveau des propositions de loi, El Malki a estimé que «l’adoption de 2 textes seulement reste en deçà des espérances. Mais le gouvernement a initié une nouvelle phase de coopération et se montre plus ouvert vis-à-vis des initiatives législatives des députés». Des rencontres de coordination sont prévues avec le gouvernement, afin de «renforcer cette dynamique lors de la prochaine session», a-t-il ajouté.

Au niveau de l’assiduité des députés, les ponctions sur salaire semblent être un mécanisme dissuasif pour les absentéistes. Même si le président de la 1re Chambre a considéré que cela est plutôt lié à «la nouvelle culture» au sein de l’hémicycle. Globalement, le taux de présence lors des séances plénières est évalué à 80%. Au niveau des commissions, il est de près de 75%, selon El Malki.

Pour lui, il s’agit d’un signal positif, qui «permet de renforcer la crédibilité de l’institution». Parallèlement, le président de la Chambre des représentants a insisté sur l’apport de nouveaux mécanismes comme celui dédié au suivi des engagements des ministres lors des séances plénières ou dans les commissions. Autre point qui a suscité la polémique durant les dernières semaines: la retraite des parlementaires.

El Malki a estimé qu’il «ne s’agit pas d’une rente, dans la mesure où les députés cotisent mensuellement, à hauteur de 2.900 DH». Il s’est dit étonné de la «dimension politique» qui a marqué le débat autour de ce sujet, alors qu’il s’agit d’un problème «technique». Il a annoncé qu’il reste «attaché à une solution consensuelle, même si cela pourrait prendre plus de temps». Des rencontres sont prévues prochainement avec le Chef du gouvernement, pour trancher cette question. (Voir notre enquête).

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