Culture

SIEL 2018: La grand-messe du livre à Casablanca

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5207 Le 12/02/2018 | Partager
Plus de 700 maisons d’éditions en provenance de 45 pays
Une foire autant culturelle que commerciale
Lectures, récitals, débats, conférences et ateliers
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Le salon a toujours réservé un accueil particulier aux enfants et au jeune public. Pas moins de  47 activités leur sont dédiées entre ateliers artistiques et scientifiques, lectures et récitals de contes. Ici, l’acteur et humoriste Hassan El Jem partageant son expérience avec des jeunes écoliers (Ph. Abo)

Démarrage en douceur du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) pour sa 24e édition qui devra prendre sa vitesse de croisière en milieu de semaine.  La grand-messe du livre, qui se prolonge jusqu’au 18 février à la Foire internationale de Casablanca, propose une programmation dense et éclectique réunissant pas moins de  350 écrivains, poètes, chercheurs et essayistes venant de différents pays.

Evènement autant culturel que commercial, le SIEL enregistre cette année plus de 700 maisons d’éditions en provenance de 45 pays. Quant à l’offre éditoriale, elle dépasse les 124.000 titres contre quelque 120.000 en 2017.  Pour la nouveauté, l’ensemble de ces titres sont colligés dans des bornes interactives à la disposition du public. L’Egypte, invitée d’honneur cette année, propose un programme basé sur les relations culturelles entre Rabat et Le Caire.

Un parterre d’artistes, d’intellectuels et d’écrivains  fera le déplacement, à l’instar de  Mohamed Afifi, Mouna Souleymane, Hassan Khediri, Mohamed El Badaoui, Tarek Ettaher, Abdou Jebir, Said Kafraoui, en plus des luthistes Islam Mohamed Tah et Fadi Adil. Et de l’actrice Yousra.  Les intellectuels  palestiniens seront également en force avec Ghayath Al Madhoun (poète), Ibrahim Nasrallah (romancier), Abderrahmane Bsissou (critique littéraire), Mohamed Diab Abou Saleh (chercheur), Najeh Bekirate (chef de la division des manuscrits à la mosquée Al-Aqsa) et Khalil Tafekji (chercheur et directeur de la division de la cartographie de la Maison de l’Orient à Al-Qods).

Quant au pavillon français, l’un des points forts du SIEL, il recevra une pléiade de figures de la littérature  francophone autour d’une programmation-hommage à l’écrivain et philosophe antillais Edouard Glissant sous le thème «L’imaginaire des langues»: les Marocains Abdessalam Cheddadi,  Nadia Salmi et Sanaa El Aji côtoieront, l’Algérien Kamel Daoud, l’Ivoirienne Sylvie Ogou et les Français Guillaume le Blanc, Arno Bertina ou Etienne Balibar… Egalement au menu, le Prix Ibn Battouta pour la littérature du voyage, (13e  et 14e éditions jumelées, au titre des années 2017 et 2018), qui sera décerné pour la 2e fois au Maroc. 

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On remarque, depuis plusieurs années, l’offensive de certaines maisons d’éditions subventionnées par des pays du Golfe. Une littérature «islamiste»  très bon marché et qui attire de plus en plus un certain public (Ph. Abo)

La compétition initiée par le Centre arabe de littérature géographique «Irtyad El Afaq» consacrera cette année des œuvres qui dévoilent les grandes créations réalisées durant les siècles et décennies révolus, et établissent des ponts de dialogue entre la culture arabe et les autres cultures. Parmi les gagnants, sept chercheurs marocains. Les autres axes du programme: «Les Nuits de poésies», «Une heure avec un écrivain», «Dakira» et «Les noms sur podium». Cette rubrique accueillera plusieurs écrivains tels qu’Abdellatif Laâbi, Mohamed Berrada ou Asmaa Lmrabet.

Comme chaque année, une grande partie de la programmation est dédiée aux enfants avec des espaces répartis  entre plusieurs stands. Pas moins de 47 activités enfantines sont programmées, entre ateliers artistiques et scientifiques, séances de lecture, récitals de contes etc.  Une dizaine de jours bien remplis, entre rencontres littéraires et artistiques, débats, conférences, tables rondes thématiques, rétrospectives, projections de films et ateliers pour enfants…

Une aubaine pour les Casablancais en particulier et les Marocains, en général,  qui n’hésitent pas à faire le déplacement d’autres villes pour l’occasion. Avec certains bémols d’organisation et de logistique toutefois. Notamment une acoustique très difficile,  que la surenchère des hauts parleurs rend particulièrement pénible pour les visiteurs ou certains stands se transformant en marché à la criée pour vendre le maximum de «livres» sans aucune considération pour les quelques visiteurs tendant désespérément l’oreille pour écouter l’intervention d’un écrivain dans le stand à côté.

 

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