Entreprises

Cliniques privées: Premiers effets de la libéralisation du capital

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5196 Le 26/01/2018 | Partager
Le français Elsan associé à des investisseurs locaux dans la Clinique Ville Verte
Un investissement de plus de 200 millions de DH

Une nouvelle clinique vient compléter l’offre de soins en médecine, chirurgie, obstétrique et maternité. Bâti sur plus de 5.000 m2 au cœur de la ville verte de Bouskoura à Casablanca, l’établissement dispose d’une capacité de 126 lits, 25 en réanimation, 8 blocs opératoires ainsi que 6 postes de néonatologie. Son équipe médicale comprend à ce jour plus de cinquante spécialistes. Sa construction a mobilisé un investissement de plus de 200 millions de DH.

Ouvert depuis octobre 2017, cet établissement est la première expérience du groupe français Elsan à l’international. Dans le tour de table, il s’est associé à deux néphrologues marocains, Dr Aziz Chraibi et le Pr Mustapha El Fatihi. Deux autres investisseurs privés complètent l’actionnariat de la Clinique Ville Verte. Le capital est détenu à 60% par les Marocains et 40% par Elsan.

Cette association a été rendue possible grâce au dahir 131-13 relatif à l’exercice de la médecine. Ce texte a ouvert aux investisseurs, autres que les médecins, l’actionnariat des cliniques privées. Elsan est un acteur important de la gestion de la santé en France. Le groupe exploite plus de 130 établissements hospitaliers et revendique le 2e rang sur le marché de l’hospitalisation privée en France.

L’opérateur envisage cette première sortie hors de l’Hexagone comme un «pied-à-terre» pour renforcer sa présence au Maroc. «Notre volonté est de poursuivre notre développement dans le pays afin de devenir un interlocuteur majeur des pouvoirs publics», annonce Emile Dinet, directeur du développement international d’Elsan.

La clinique comprend une unité de soins intensifs et continus, une réanimation polyvalente, un plateau complet d’imagerie avec IRM, scanographe, radiologie interventionnelle, échographie, ainsi qu’un service d’hémodialyse. La clinique couvre un bassin de population de plus de 500.000 personnes.

La zone de la ville verte était jusque-là un désert médical et ne disposait d’aucune infrastructure de santé. La prise en charge des urgences pose de grands problèmes et expose la population à des risques. Avant l’ouverture de la clinique, les malades de la zone devaient effectuer tout un voyage pour se faire soigner.

 

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