Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5189 Le 17/01/2018 | Partager

■ La Banque fédérale allemande ajoute le yuan à ses réserves
La Banque centrale allemande va incorporer le yuan dans ses réserves de changes, a annoncé lundi Andreas Dombret, membre du directoire de la Banque centrale allemande. La Bundesbank sera ainsi parmi les premières banques en dehors de la région de l’Asie à adopter la monnaie chinoise pour les transactions internationales, indique «Reuters». La Banque centrale européenne a également procédé en juin à la conversion de l’équivalent de 500 millions d’euros de dollars américains en yuans. «Le développement notable du point de vue européen sur les précédentes années est le rôle de plus en plus important du RMB dans les marchés financiers globaux», a ajouté Andreas Dombret. Dans la même conférence, le directeur général de HSBC holdings Stuart Gulliver a indiqué que l’internationalisation du renminbi va gagner plus de support avec l’initiative de la ceinture et la route.

■ Le protectionnisme: un des plus grands risques de 2018?
«Je pense qu'en 2018 l'un des plus grands risques auxquels nous sommes confrontés est l'administration Trump qui passe de la rhétorique à la vraie politique, une véritable politique protectionniste», a déclaré Patrick Armstrong, directeur de l'information chez Plurimi Investment Managers à la «CNBC». Les commentaires d’Armstrong suivent la demande de quelques législateurs américains à l’opérateur télécom AT & T de couper les liens commerciaux avec le Chinois Huawei. Les autorités américaines ont également avorté quelques accords entre les entreprises américaines et chinoises, sous prétexte de sécurité nationale. Le blocage des ventes de MoneyGram à la société de paiement chinoise Ant Financial en est un exemple.  
■ La Chine contre le Bitcoin, développe sa crypto-monnaie
La Chine fait tout pour mener la vie dure aux marchés des crypto-monnaies. En premier, le pays a banni en septembre les ICO, qui sont l’équivalent des appels publics à l’épargne pour les crypto-monnaies. Il a ensuite interdit aux bourses locales de faire des échanges en crypto-monnaies. En janvier, le gouvernement chinois a dévoilé un plan pour limiter l’énergie aux mineurs de Bitcoin. Les détails du plan n’ont cependant pas été dévoilés par les autorités. La Chine n’est cependant pas contre les crypto-monnaies, mais seulement contre la vision libératrice du Bitcoin. Le pays est en effet en train de développer sa propre version, totalement sous contrôle.  

■ Dette de l’Afrique: la Chine plaide non coupable
La Chine augmenterait-elle le fardeau de la dette des pays africains? Ce n’est absolument pas le cas selon le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi. Lors d'une conférence de presse tenue dimanche à Luanda, en Angola, le ministre Wang a rejeté cette allégation, indique l'agence de presse officielle chinoise Xinhua. Le financement de la Chine est une réponse aux besoins des pays africains en matière de développement et il est bien accueilli par ces pays, a affirmé Wang. Selon lui, la Chine n’a aucune attente politique à ce sujet. Wang effectue actuellement des visites pour plusieurs pays en Afrique. En premier au Rwanda, Wang a ensuite voyagé en Angola, et est attendu au Gabon et Sao Tomé. A Luanda, le ministre chinois s’est exprimé aux côtés du ministre angolais des Affaires étrangères, Manuel Domingos Augusto. Wang a fait référence au passé de la Chine lorsque son économie était contrôlée par des puissances étrangères, ajoutant que l'investissement étranger chinois était basé sur un bénéfice mutuel. Il a déclaré que le niveau d'endettement actuel de certains pays africains était dû à l'accumulation de la dette sur une longue période.

■ Palestine: Pour une suspension de la reconnaissance d'Israël
Le Conseil central palestinien a appelé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à suspendre la reconnaissance de l'Etat d'Israël. Et ce, en réponse à la décision du président américain Donald Trump de reconnaître El-Qods comme capitale d'Israël. Dimanche, le président palestinien Mahmoud Abbas avait déclaré à de hauts responsables palestiniens que cette décision disqualifiait le président américain en tant que médiateur de paix.

■ Vague d'arrestations en Tunisie
Plusieurs personnes ont été arrêtées lors des troubles sociaux en Tunisie, alimentés par le chômage, la corruption et des mesures d'austérité dans le budget 2018 (voir aussi notre édition N° 5188 du mardi 16 janvier 2018). Certains syndicats ont condamné les «violations» et «restrictions» à l'encontre de correspondants de presse étrangère, accusés par le chef de l'Etat d'avoir porté atteinte à l'image du pays par leur couverture des derniers troubles.

 

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