Analyse

Antoine Frérot, PDG de Veolia, au Club de L'Economiste: Les nouveaux marchés à prendre

Par Amin RBOUB | Edition N°:5186 Le 10/01/2018 | Partager
Métiers et services aux usines: Les futurs relais de croissance
Déchets industriels, hospitaliers, traitement des eaux...
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«Je souhaite que Veolia se développe plus dans les métiers aux industriels. Ce qui n'est pas encore le cas au Maroc». Invité au Club de L'Economiste, Antoine Frérot, PDG worldwide du groupe Veolia, nourrit de grandes ambitions sur le marché marocain. 

A la tête de l'un des géants du CAC 40, leadeur mondial de la gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie, a opéré une profonde transformation de son activité, en ouvrant des périmètres liés aux services et métiers aux industriels, le traitement et recyclage des déchets, les déchets hospitaliers et toxiques... Veolia est, rappelons-le, l'inventeur du traitement des déchets dangereux en 1975.

Aujourd'hui, le groupe casse des silos et pousse plus loin l'élargissement de ses périmètres, en allant vers les déchets dangereux, nucléaires, le démantèlement des navires, d'anciennes installations industrielles, de raffineries, d'armes, l'amiante...
En plus des activités relatives à l'eau, l'énergie et les déchets, la dynamique d'accélération industrielle enclenchée au Maroc est suivie de près par le top management du groupe français.

«Il y a de multiples enjeux et du potentiel pour nos compétences offertes aux industriels, notamment en matière de solutions liées à l'environnement. Les grands groupes industriels qui s'implantent dans le Royaume ont besoin de travailler avec les mêmes standards partout dans le monde. Ils ont besoin d'une homogénéité sur le plan environnemental», soutient le numéro 1. L'on estime à 23 millions de tonnes les déchets industriels dangereux générés annuellement au Maroc.

Des quantités en forte progression vu l'attractivité industrielle (Renault, PSA, BYD...). Ce qui est valable pour les grandes industries est aussi valable pour les écosystèmes. D'autant plus que le Maroc est en train de se positionner en tant que plateforme industrielle continentale, voire régionale, via la création de zones franches dédiées. Ces marchés recèlent également des enjeux pour les cabinets d'études, d'ingénierie, les prestataires, les sous-traitants marocains.

«Nous proposons aux industriels des écosystèmes le même type d'environnement pour lutter contre la pollution, mettre en place des boucles circulaires sur les ressources pour une industrie propre et sobre en consommation d'énergie et de matières premières», fait valoir Frérot. «Dans la première phase d'industrialisation, la pollution reste le premier facteur limitant l'accélération industrielle», analyse le PDG.

L'avenir de Veolia au Maroc passera également par la dépollution des eaux de baignade. Le groupe lorgne aussi les déchets hospitaliers. Sur ce registre, il y a un énorme potentiel auprès des CHU, hôpitaux publics, cliniques, cabinets médicaux... En plus de l'incinération des médicaments périmés et autres déchets pharmaceutiques.

Au Maroc, plus de 25.000 tonnes de déchets médicaux sont produits annuellement. Sur la collecte et le traitement des déchets hospitaliers et industriels, Veos, une JV entre Veom et un partenaire local SOS, compte devenir un acteur de référence.

 

 

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