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Analyse

Où placer son argent en 2018?

Par Franck FAGNON | Edition N°:5184 Le 08/01/2018 | Partager
Après deux années de hausse, le potentiel de croissance de certaines valeurs limité
Sur un horizon long, les actions restent l'un des placements les plus rentables
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 Le Masi a aligné pour la première fois depuis dix ans deux hausses consécutives. Mais la Bourse reste un pari risqué sur un horizon de placement court. En revanche, elle bat tous les autres supports sur une durée d'au moins cinq ans

L'indice vedette de la Bourse de Casablanca a bouclé un deuxième exercice consécutif dans le vert après un gain de 6,37% en 2017. L'amélioration des résultats des sociétés cotées et les bonnes perspectives à court terme, entre autres, soutiennent les achats en Bourse. Les signaux semblent au vert pour le marché actions. Reste à savoir si le moment est opportun pour y entrer.

«Après les performances du Masi sur les deux dernières années, certaines actions ont consommé leur potentiel de croissance. Il faudra donc être sélectif et miser sur les valeurs résilientes», conseille un analyste financier. Avec l'environnement de taux bas sur le marché obligataire, la Bourse peut être un refuge en attendant la remontée des taux.

Le risque aujourd'hui en plaçant toute son épargne sur le marché obligataire est de se retrouver dans une situation délicate lorsque les taux vont remonter, d'où la nécessité de diversifier. En théorie, le contexte de taux bas sur une longue période change la perception du risque. Un épargnant au profil conservateur porté sur les placements sans risque sera plus enclin à changer de fusil d'épaule pour dynamiser le rendement de son portefeuille.

Le choix d'une action doit notamment se fonder sur son historique et sa résilience dans les périodes baissières: «Il est plus prudent de se positionner sur une valeur résiliente qui assure un dividende chaque année qu'une autre qui fait des montagnes russes et dont les perspectives de dividendes ne sont pas claires», recommande un professionnel de marché.

Par ailleurs, un investisseur qui a un horizon de placement court, prend un pari très risqué en Bourse. «Si l'investissement en Bourse a pour objectif de s'enrichir rapidement, il est préférable de s'abstenir. A moins d’être extrêmement chanceux, il est très peu probable de doubler son capital la première année, ou même la deuxième.

Si l'horizon d’investissement est trop court, le risque de subir la volatilité caractéristique de ce type d’investissement est fort», relève un banquier. «Vu les niveaux de valorisation actuels du marché, il est judicieux d’allonger la durée de placement à cinq ans pour disposer d’un couple rentabilité/risque adéquat», renchérit un analyste.

Il y a plusieurs manières d'intervenir en Bourse, soit en direct à travers un compte titre ordinaire ou le plan épargne actions (PEA). Une personne peut également investir en actions en souscrivant des parts d'OPCVM. Dans tous les cas, il faut prendre en compte l'aspect fiscal et les règles de fonctionnement pour optimiser son investissement en Bourse.

La fiscalité n'est pas la même lorsqu'on intervient sur le marché via un compte titre ordinaire ou le PEA. Les revenus et profits sont imposés à un taux de 15% libératoire de l'IR dans le premier cas alors qu'ils sont exonérés dans le PEA à condition de le détenir au moins cinq ans. Cependant, les versements dans le PEA sont plafonnés à 600.000 DH.

                                                                       

■ Le rendement du compte sur carnet reste en dessous de 2%
L'intérêt pour le compte sur carnet ne se dément pas malgré la faiblesse de la rémunération. L'encours des placements dans ce produit totalisait 153 milliards de DH à fin novembre 2017. Ce produit rapportera 1,84% (1,29% net après prise en compte de l'impôt sur le revenu au taux de 30%) au premier semestre 2018. Retraité de l'inflation, le rendement est quasi nul. La liquidité du compte sur carnet est l'un de ses principaux atouts. Les versements y sont plafonnés à 400.000 DH. Pour optimiser la rémunération, il est conseillé de les effectuer le 1er ou 16 du mois. Les intérêts sont versés à la fin de chaque trimestre.

■ 90 milliards de DH placés dans les DAT
Quand les ménages ne laissent pas dormir leur argent sur le compte courant, ils le placent généralement dans des produits d'épargne bancaire classiques comme les dépôts à terme. Ce sont des placements sans risque et donc peu rémunérateurs. Les versements dans les dépôts à terme et bons de caisse à 6 mois rapportent en moyenne 2,8% depuis le début de l'année et 3,1% pour les placements à 12 mois. La rémunération pâtit de la baisse des taux de référence et de l'amélioration des liquidités bancaires.

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