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Société

Bêtisier de fin d'année: Le Best Off… «censuré»

Par L'Economiste | Edition N°:5179 Le 29/12/2017 | Partager

C’est devenu une tradition. Pour fêter la nouvelle année, L’Economiste propose à ses lecteurs quelques «perles» auxquelles ils ont, heureusement, échappé. En effet, dans le feu de l’action et les technologies aidant (lorsque l'on ne fait pas attention, les correcteurs automatiques réservent d'énormes surprises), les journalistes peuvent se transformer en génies de la déformation d'expressions souvent drôles. Heureusement, nos correcteurs (en chair et en os!) sont là pour veiller au grain. Bonne année à tous.

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■ Dans l'oie du cyclone
Pour ceux qui l'ignorent, il s'agit d'une nouvelle race de palmipède.

 

■ Un rapport qui couvre huit papys européens
C'est ce qui confirme la tendance du vieillissement des pays de l'Europe. Il s'agit d'une grande problématique qui devrait avoir une incidence majeure dans les décennies à venir pour les pays européens.

 

■ Au nom du père et du saint acier
Un peu comme Crôm, le légendaire dieu qui détenait le secret de l'acier dans le film «Conan le Barbare» (pour les générations qui le connaissent). En fait, la véritable expression est plutôt «Au nom du Père et du Saint-Esprit», formule par laquelle les chrétiens se réfèrent à la Trinité.

 

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■ Près d’un millier de salariés ont travaillé dans le noir
Un jour, ils ont décidé d’éteindre toutes les lumières et ils se sont tous retrouvés dans le noir. Mais pour échapper au Fisc ou à la CNSS, il faut plutôt travailler au noir. C’est plus correct.

 

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■ La valorisation des produits du tiroir
C'est le sport favori des Marocains de valoriser tout ce qui se trouve dans les tiroirs, particulièrement notre chère Administration: rapports, lois, enquêtes... tout y passe. Autrement dit, les laisser bien au chaud comme dans une serre. Soyons bons joueurs et rendons à César ce qui lui appartient ou plutôt rendons aux terroirs leurs produits.

 

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■ L’avancée technologique permet aujourd’hui de réaliser près de 45% des métiers dans le monde par des rebots
Dans cette phrase, le clavier a dérapé et en réalité ce sont les robots qui remplaceront à terme les hommes. Mais vous ne le savez peut-être pas, le mot «rebot» existe et fait référence à la discipline la plus ancienne de la pelote basque se jouant sur une place libre et opposant deux équipes de cinq joueurs. Ce mot est même valide au scrabble.

 

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■ L’aménagement de la route coutière

Il parle vraiment bien «la Fronce». Pour bien comprendre, il fallait lire l'aménagement de la route côtière.

 

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■ L'opéra a été joué par de grandes castratrices
On savait que les divas avaient de très fortes personnalités mais de là à être castratrices... quoique. Dans ce cas de figure, ce serait plutôt des cantatrices.

 

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■ La condition sine qua nune
La condition sine qua non se prononce «ciné quoi nonne». Cette expression qui signifie «la condition nécessaire» était à l'origine du terme juridique latin signifiant «sans laquelle cela ne pourrait pas être». Cela pour remettre les choses à leur place. Après investigation, nous avons découvert en fait que «sine qua nune» est la prononciation berbère. A revérifier, quand même!

 

■ Ils n’ont pas désencouragé la soiffe des participants
Wouah!!! De l'incohérence à tous les étages. Au secours Le Larousse, vite!! Calmement, cela devrait donner la phrase suivante: «ils n'ont pas découragé la soif des participants». Quoiqu'elle reste quand même assez biscornée... pardon, biscornue.

 

■ On constate une nette réduction dans l’absence et l’bondon des élèves
 Tiens, ils ont inventé un nouveau mot? «L'bondon» est peut-être la nouvelle façon de prononcer «l'abandon», pour faire plus vite? La question reste posée.

 

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■ Cet objet pourra remplacer les piles rejetables
 C'est un produit révolutionnaire! Après les piles jetables, voici les rejetables. Nous sommes au cœur de l'économie circulaire: rien ne se perd, tout se transforme. Alléluia!

 

■ Ils se sont broussés les manches
C’est une véritable brousse, très poilue… Mais retrousser les manches conviendrait beaucoup mieux.

 

■ Qu’en débit de ce déficit
C'est logique, le déficit ne peut être que du débit. Pour rectifier, il faut plutôt dire «en dépit de», terme plus juste.

 

■ Les hôteliers parlent d’une hôte saison
Un hôte, selon la définition universelle, est une personne qui est reçue chez quelqu'un, à qui on donne l'hospitalité. Mais lorsque l'on parle de tourisme, la «haute saison» est plus appropriée et signifie (pour ceux qui ne l'auront pas compris) la période de l'année où l'activité est en hausse.

 

■ Un orphelin sans père ni mère
A votre avis, il s'appellerait comment? Ce serait quoi comme race?

 

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■ La société a créé une seconde phalange

L'auteur de cette phrase a sûrement bu, mangé ou fumé une substance étrange qui lui a donné des hallucinations. C'est la seule explication.

 

■ Dans une situation de soiffe d’idéalisation
De quoi donner des leçons de philosophie à Platon, considéré comme l'un des premiers philosophes occidentaux, sinon comme l’inventeur de la philosophie... Vous savez aussi que l'idéalisation consiste à embellir, et à représenter la personne aimée, ou l'objet désiré, comme un modèle absolu de perfection... Bref, sans se perdre dans ces grands débats philosophiques, la soif s'écrit avec un «f». Tout simplement.

 

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