Economie

Face à la baisse des taux: Les gérants d’OPCVM poussés à innover

Par Franck FAGNON | Edition N°:5178 Le 28/12/2017 | Partager
418 milliards de DH d’encours sous gestion à fin novembre
La collecte s’oriente de plus en plus vers les OPCVM actions et diversifiées
Les fonds actions ont rapporté 10% en moyenne annuelle sur les cinq dernières années
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A fin novembre, la collecte des sociétés de gestion d’OPCVM s’est fortement orientée vers des OPCVM actions et diversifiées, soit près de 14 milliards de DH d’encours supplémentaires

Le contexte de taux bas sur le marché obligataire pousse les gérants d’OPCVM à faire évoluer leur offre. La diversification et la flexibilité sont aujourd’hui indispensables. «La nouvelle génération de fonds s’efforce d’offrir des solutions de placement qui correspondent à des stratégies de gestion de type flexible et diversifiée, l’objectif étant de répondre à l’érosion des rendements obligataires», confie un professionnel.

A fin novembre, la collecte des sociétés de gestion d’OPCVM s’est fortement orientée vers des OPCVM actions et diversifiées, soit près de 14 milliards de DH d’encours supplémentaires. L’encours géré par l’industrie dépasse 418 milliards de DH (fin novembre). Mais, les OPCVM sont encore méconnus du grand public.

Les placements des ménages sur ces supports, à fin 2016, étaient 9 fois inférieurs aux montants investis dans le compte sur carnet et les dépôts à terme. Les sociétés de gestion ont encore beaucoup d’effort de vulgarisation à effectuer pour séduire un peu plus les ménages.

Les fonds collectés par les OPCVM sont investis sur divers actifs (actions, obligations, actifs monétaires) et ont la particularité, comme le compte sur carnet, d’être liquides. «Les OPCVM offrent une liquidité quotidienne ou au maximum hebdomadaire, ce qui permet à tout investisseur de disposer de son épargne en cas de besoin», relève un professionnel. Plus de 300 OPCVM grand public sont commercialisés sur le marché. Le profil de risque et l’horizon de placement sont deux critères essentiels qui vont guider le choix d’un OPCVM.

«Un investisseur dont l’horizon de placement est compris entre 1 an et 3 ans et dont la tolérance au risque est faible devrait s’orienter vers des fonds obligataires moyen long terme dont l’exposition en dette privée (dette d’émetteur non souverain) reste faible. Au contraire, il pourra choisir un fonds plus agressif en termes d’exposition en dette privée si sa tolérance au risque est plus élevée. Pour une épargne disponible sur un horizon de placement supérieur à 3 ans, la gamme des OPCVM diversifiés et actions peut être envisagée afin de dynamiser la performance des placements sur le long terme», conseille un gérant de fonds.

L’industrie propose également des fonds contractuels qui garantissent un rendement après une durée de détention définie à l’avance. Mais, ces fonds sont marginaux. Ils représentent moins de 1% des actifs sous gestion.
Par ailleurs, il est conseillé de privilégier les fonds dont les encours sont importants et stables et qui affichent des performances élevées et régulières dans le temps. La qualité du service offert par la société de gestion en termes d’exécution, de suivi du portefeuille et d’information, sont également des points d’attention. 

Aujourd’hui, l’investissement en OPCVM est essentiellement court terme entre 1 et 2 ans, relèvent les professionnels. Les placements des ménages sont concentrés sur les fonds obligataires. Le contexte de taux bas sur une longue durée pourrait les pousser à prendre un peu plus de risque pour dynamiser le rendement de leur épargne. En moyenne sur les cinq dernières années, les OPCVM diversifiés ont servi une performance annuelle de 7% alors que les fonds actions ont réalisé une performance moyenne de 10% l’année. Ces rendements sont nets de frais de gestion.

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