Entreprises

RSE: Les 12 enjeux prioritaires de Lydec

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5178 Le 28/12/2017 | Partager
Le délégataire de la distribution publie son 1er rapport
Benchmark avec 5 entreprises leaders du secteur
Un écosystème complexe autour de l’entreprise casablancaise
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Le Système Anti Pollution Est (SAP Est), dont fait partie la station de pré-traitement «Eaucéan», est situé à Sidi Bernoussi. Cette réalisation reste à ce jour le plus important investissement jamais réalisé par Lydec, pour un montant global de 1,45 milliard de DH.  Une galerie pédagogique sur le site a reçu plus de 2.000 visiteurs, dont près de 900 jeunes, depuis sa mise en service en juin 2015  (Ph. L’Economiste)

Lydec vient de publier son 1er rapport de contribution sociale, sociétale et environnementale. Fruit de deux années de préparation, ce rapport présente la démarche RSE mise en oeuvre par le délégataire casablancais de la distribution (eau, électricité, assainissement et éclairage public), ses différentes phases d’évolution ainsi que les actions menées par l’entreprise en 2016 au regard des enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux de la métropole.

Pour la préparation de ce rapport, Lydec a engagé une vaste consultation menée en 2016 auprès de plus de 4.000 parties prenantes. En tout, 32 enjeux RSE ont été identifiés dans le cadre d’un benchmark international réalisé sur 5 entreprises leaders du secteur «Utilities» (Engie, Suez, United Utilities, EPM et Sempra Energy).

Cette consultation a abouti à la réalisation d’une matrice de matérialité des enjeux RSE de Lydec, autour de 20 enjeux unanimement considérés pertinents par les parties prenantes, parmi lesquels 12 ont été identifiés comme étant prioritaires pour les années à venir. Parmi lesquels figurent: une gestion efficiente de l’énergie, un service sans interruption, une meilleure satisfaction client, la protection des littoraux, promouvoir l’éthique, innover en répondant aux besoins de la ville de demain…

Parallèlement, l’entreprise a réalisé une cartographie de ses parties prenantes qui a confirmé l’existence d’un écosystème complexe autour du délégataire casablancais. Quatre catégories ont été ainsi identifiées, chacune avec ses enjeux en termes de mobilisation au bénéfice du développement durable du Grand Casablanca.

La 1re catégorie est celle des parties prenantes internes (organes de gouvernance, partenaires sociaux, actionnaires, collaborateurs…). La 2e n’est autre que celle des partenaires économiques (clients, fournisseurs d’eau et d’électricité, sous-traitants, banques…), suivie par les régulateurs (autorité délégante, de tutelle, de régulation, fédérations et associations professionnelles…) et finalement les influenceurs sociétaux (élus, médias et réseaux sociaux, associations et ONG, universités…).

A signaler que la publication de ce premier rapport, qui coïncide avec les 20 ans du contrat de gestion déléguée, intervient alors que le délégataire est en plein processus de révision quinquennale. Celle-ci n’est intervenue qu’une seule fois en 20 ans (en 2009), alors que le contrat stipule sa tenue tous les 5 ans. Rien ne filtre encore sur le contenu des négociations entre la ville et la filiale de Suez. Cette révision intervient aussi dans un contexte où les usagers se plaignent régulièrement de la cherté des tarifs appliqués par le délégataire.

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