International

Statut d’Al-Qods: Un sommet du monde musulman à Istanbul

Par L'Economiste | Edition N°:5168 Le 14/12/2017 | Partager
Appel pour reconnaître Al-Qods comme «capitale de la Palestine»
Les USA ne peuvent plus être médiateurs du processus de paix

Istanbul a abrité, hier mercredi, le sommet extraordinaire de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) sur Al-Qods, en présence d’une délégation du Maroc. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé les Etats-Unis à revenir sur leur décision de reconnaître Al-Qods comme capitale d’Israël et d’y transférer leur ambassade. D’autant plus qu’elle viole les droits et résolutions internationales.

Les leaders musulmans réunis en sommet  ont appelé le monde à reconnaître «Al-Qods orientale» comme capitale de la Palestine. Les pays qui n’ont pas encore reconnu l’Etat palestinien doivent, désormais, faire ce pas pour assurer un équilibre juste dans la région.  Le Président palestinien Mahmoud Abbas reste convaincu que ces décisions unilatérales défient les sentiments aussi bien des musulmans que des chrétiens.

Elles encouragent «l’extrémisme et le terrorisme». Israël cherche à «déplacer notre population d’Al-Qods à travers une série de mesures colonisatrices, en leur interdisant de bâtir, en retirant leurs pièces d’identité et en leur imposant des taxes exorbitantes», a poursuivi le président de l’Autorité palestinienne. Il a appelé à faire reconnaître la Palestine comme «Etat sous occupation».

Les dirigeants sont unanimes. En prenant sa décision, Washington a perdu toute qualité de médiateur dans le processus de paix. «Les Américains ont violé les accords et nous ferons de même pour notre précédent engagement», a averti le Président Abbas. Lors de sa visite au Caire, le Président russe, Vladimir Poutine, a appelé à une reprise des négociations palestino-israéliennes. Il devait aussi effectuer une visite en Turquie pour des entretiens avec son homologue turc.

L’Agence Bayt Mal Al-Qods a invité les Etats membres de l’OCI à respecter leurs engagements afin de financer ses programmes et projets essentiels dans le cadre de son plan quinquennal (2014-2018) et qui sont évalués à 30 millions de dollars.

Le Moyen-Orient s’embrase

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La décision de Donald Trump a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations notamment au Maroc et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale. Pour certains observateurs, même s’il ne provoque pas de bouleversement, le sommet d’Istanbul devrait permettre à Erdogan de soigner son image de «défenseur des musulmans dans le monde». La Ligue arabe s’était déjà contentée, lors d’une réunion le week-end dernier, d’émettre une condamnation verbale, appelant les Etats-Unis à annuler leur décision.

 

 

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