International

Brexit: Marché conclu, sous conditions…

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5168 Le 14/12/2017 | Partager
Les relations commerciales et sécuritaires à négocier
Les Britanniques ne déboursent que s’ils sont d’accord, sur tout!
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«Rien n’est conclu tant que tout n’est pas conclu». C’est ainsi que Theresa May, Première ministre du Royaume-Uni, a souligné le non-achèvement des négociations du Brexit. Le divorce avec l’Europe ayant été convenu vendredi, Il reste encore incomplet. Il doit être validé par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UE lors du Sommet des 14 et 15 décembre à Bruxelles.

Une partie très importante, et pas des moins difficiles, reste encore à couvrir: les relations économiques et sécuritaires. Les discussions à ce propos ne vont débuter qu’après la validation du Brexit. Les modalités de ce dernier comportent la facture pour le Royaume-Uni (40 à 45 milliards d’euros), la préservation des droits des expatriés et la garantie d’une frontière ouverte avec l’Irlande. De plus, les Britanniques ne s’engagent à payer que sous conditions.

La première est la mise en place d’un partenariat commercial, la seconde concerne l’adoption d’une période de transition. Selon le ministre britannique du Brexit, David Davis, le compromis est «surtout une déclaration d’intention, plutôt que quelque chose de contraignant». Une déclaration qui a déclenché une vague de mécontentement de la part des représentants européens.

Par conséquent, ces derniers comptent donner une forme plus juridique aux négociations. Cette disposition va d’ailleurs être votée aujourd’hui au Parlement européen. Sous les critiques, le ministre Davis a nuancé ses propos. «Bien sûr que l’accord est légalement contraignant», a-t-il affirmé. Il a cependant répété qu’il n’y aurait pas d’accord sur le reste en l’absence d’une entente commerciale.

Ces questions seront toutes discutées au cours du Sommet cité plus haut. Les pourparlers ne déboucheront pas cependant sur des négociations, le camp britannique étant divisé. Certains veulent maintenir des liens étroits avec l’UE tandis que d’autres plaident pour une rupture nette avec les règles européennes.

La route du Brexit s’annonce donc longue. Pour illustrer la complexité des négociations commerciales, le «Financial Times» étale les règles du marché unique européen, et ce que les échanges post-Brexit pourraient devenir. L’accès au marché unique requiert, entre autres exigences, l’adhésion aux Quatre libertés de mouvement: des biens, capitaux, services et citoyens.

Le principe adopté est que ces libertés génèrent la prospérité. En théorie, le Royaume-Uni devrait aisément négocier un accord de libre-échange avec l’UE, car il est déjà conforme aux standards. Une telle entente devrait cependant prendre plusieurs années pour être mise en place.

 

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