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Culture

De grands noms de la peinture marocaine s’affrontent aux enchères

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5163 Le 07/12/2017 | Partager
Le 23 décembre au Palais Soleiman de Marrakech
120 œuvres d’exception à acquérir
Un événement signé Mazad & Art à Tanger
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«Jour de fête dans un riad à Fès» de Meriem Mezian, l’une des grandes figures féminines de la peinture marocaine, est une des pièces de la vente très attendues des amateurs. Cette artiste était l’une des premières femmes arabes à avoir exposé ses œuvres (Source: Mazad & Art)

Art moderne et contemporain, art marocain, peinture orientaliste, photographie, street art et montres. Le 23 décembre, le Palais Soleiman de Marrakech abrite la vente d’hiver de la maison Mazad & Art à Tanger. Quelque 120 œuvres vont passer sous le marteau de Chokri Bentaouit pour cet événement, qui fait la part belle à l’artiste, disparu en février 2016, Tayeb Seddiki en dévoilant en exclusivité 21 de ses œuvres.

Cette grande figure du théâtre, qui laisse 80 pièces en héritage, dont plusieurs sont des adaptations d’œuvres étrangères en arabe, était également comédien, dramaturge, écrivain, artiste peintre et calligraphe. Les amateurs vont ainsi voir défiler «La Fantasia» de Hassan El Glaoui ou le très attendu «Jour de fête dans un riad à Fès» de Meriem Mezian, l’une des grandes figures féminines de la peinture marocaine, disparue en 2009. Elle était aussi l’une des premières femmes arabes à avoir exposé ses œuvres. Tout son travail célèbre la beauté des paysages et le charme des habitants du Maroc.

D’autres œuvres sont elles aussi à admirer et acquérir signées par les grands noms de Chaïbia Tallal ou Jilali Gharbaoui, considéré comme le premier peintre marocain non figuratif, dont les œuvres, souvent violentes, sont inspirées de son mal de vivre. Mais aussi Mahi Binebine, Ahmed Cherkaoui et son obsession du signe, Noureddine Chater ou encore Mohammed Mrabet, auteur et peintre, formé aux côtés de Paul Bowles, rencontré en 1960.

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Mohamed El Baz a offert cette photographie, mise à prix 20.000 DH, au profit de l’Association pour la préservation des arts de la broderie de Salé (Source: Mazad & Art)

Autre pièce maîtresse de ces enchères, l’une des plus grandes toiles connues du néo-orientaliste américain, Stuart Church, dit «le dernier des hippies», qui s’est installé à Tanger à la fin des années 50. Des objets d’art sont également au catalogue, comme cette pendulette mignonette réveil d’officier en laiton doré de la marque l’épée France par Chaumet, estimée à 25.000 DH. 

Dans le cadre de ses actions caritatives ou éducatives, Mazad met en vente une dizaine de toiles en faveur de l’association pour la préservation des arts de la broderie de Salé. Ouverte en septembre 2016, elle se destine aux enfants en difficulté scolaire et issus de milieux défavorisés.

Tout un cursus autour du métier de la broderie est proposé à une première promotion de 13 élèves, incluant des matières générales comme l’arabe, le français, les mathématiques, l’art plastique, la musique et des séances de sport. Une école entièrement gratuite fondée par la créatrice Fadila El Gadi, qui au début a tout autofinancé, avant d’être soutenue par des donateurs pour développer les activités et les infrastructures et pérenniser son fonctionnement.

 

 

 

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