Competences & rh

La FST de Mohammedia mise sur le numérique

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5161 Le 05/12/2017 | Partager
La fac des sciences et techniques intègre les «SPOC» à ses cursus
Des classes inversées et une application pour le suivi des lauréats
Focus sur le développement personnel des étudiants

Etant à accès régulé et bénéficiant d’un peu plus de moyens, les Facultés des sciences et techniques (FST) arrivent à réaliser des résultats meilleurs que les autres facultés publiques. Elles peuvent, également, se permettre de faire preuve de plus d’innovation.

La FST Mohammedia, par exemple, vient d’introduire les SPOC (Small Private Open Courses) à ses cursus, des capsules vidéo ciblées, destinées à un public restreint. «Nous avons encouragé les enseignants à filmer leurs cours. Les étudiants rencontrant des problèmes de compréhension peuvent ainsi les visionner autant qu’ils le souhaitent, pour mieux maîtriser les enseignements», précise son doyen, Mustapha Lkhider. Cela permettra à la faculté (22 filières, 700 lauréats par an) de lutter contre le problème de redoublement durant les deux premières années d’études (voir article ci-contre), dû principalement à la «facture linguistique» entre le secondaire et le supérieur. 

Des cours, quizz, évaluations… sont mis sur une plateforme internationale gratuite (Moodle). Sur les 180 enseignants de l’établissement, 52 (près du tiers) y sont actuellement actifs. «Cela n’a pas été facile de les convaincre de s’y investir. Mais ils finiront tous par y adhérer progressivement», souligne Lkhider.       

La FSTM s’engage, en outre, sur des approches pédagogiques innovantes, à l’instar des classes inversées, notamment dans les séances de travaux pratiques. Un TP pilote adopte déjà cette technique. «L’étudiant a la possibilité de visionner le TP avec des évaluations avant d’y assister. Il peut donc bénéficier de beaucoup plus de temps pour échanger avec son prof en classe», explique le doyen.

L’établissement utilisera aussi les nouvelles technologies pour assurer un meilleur suivi de ses lauréats. Une application dédiée est en cours de développement. Elle sera lancée avant la fin de l’année. Les données recueillies par mail relèvent que 55% des lauréats sont en emploi, et 25% en stage ou en formation, à 6 mois de la diplomation.

Afin d’améliorer ses scores, l’établissement travaille sur le développement personnel de ses étudiants, à travers des programmes de coaching, des formations en soft skills, entrepreneuriat et gestion de carrière, une dizaine de clubs étudiants et des stages obligatoires.

Des conférences favorisant des rencontres avec professionnels sont également organisées. Cela dit, avec les entreprises, il n’existe que très peu d’interactions en matière de conception de programmes. Monde des affaires et milieux académiques continuent de se bouder.

Mieux loties que les autres facultés publiques

Facultés des sciences et techniques (FST), de droit, des sciences, des lettres et sciences humaines… ces facultés sont toutes publiques, sauf qu’elles ne réalisent pas les mêmes performances. Etant à accès régulé (sur dossier ou concours, en fonction de la filière), et dotées de plus de moyens, les FST peuvent, contrairement aux autres, se permettre d’innover. La FST de Mohammedia (FSTM), par exemple, dispose de 180 enseignants pour près de 3.400 étudiants, alors que la fac de droit de Casablanca emploie 184 professeurs pour environ 26.000 étudiants. Entre les deux, le gap est énorme.

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