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Les principales banques britanniques réussissent les stress tests

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5160 Le 04/12/2017 | Partager
Elles seront capables de faire face au Brexit
Un constat de la Banque d’Angleterre
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Plusieurs banques britanniques ont passé avec succès l’examen de la Banque d’Angleterre. Elles seraient de ce fait capables de continuer à soutenir l’économie même en cas de Brexit. La photo montre Canary Wharf, le quartier de la finance de Londres, où sont installées de nombreuses banques (Ph. AFP)    

Les banques britanniques auront les reins assez solides pour résister à une conjoncture difficile. C’est ce qu’a estimé la Banque d’Angleterre (BoE) en dévoilant les résultats de ses tests de résistance annuels.

Les sept banques principales du pays, à savoir Barclays, HSBC, RBS, Lloyds Banking Group, Nationwide, Santander UK et Standard Chartered ont passé le test avec succès. La situation de Barclays et RBS était toutefois jugée quelque peu délicate à fin 2016, mais la BoE a tenu compte des rentrées d’argent frais enregistrées cette année. Ce qui a permis à ces deux établissements de réussir les tests.

La Banque d’Angleterre estime que les banques testées disposent désormais de suffisamment de capitaux pour résister à des chocs violents. Lesquels causeraient des pertes d’environ 50 milliards de livres sur deux ans. Les conditions théoriques comprenaient une chute du PIB britannique de 4,7%, un bond des taux d’intérêt de la BoE à 4%, un effondrement de 33% des prix de l’immobilier ou encore une dégringolade de 27% de la livre.

Les banques britanniques sont trois fois plus solides qu’il y a dix ans. La crise financière de 2008 a eu de lourdes conséquences sur plusieurs établissements qui ont dû pour certains être sauvés de la faillite par les pouvoirs publics. Elles ont depuis renforcé considérablement leur bilan, au prix souvent de cessions d’activités et de suppression d’emplois.

Dans son rapport sur la stabilité financière, la Banque d’Angleterre estime aussi que les établissements bancaires seraient en mesure de continuer à soutenir l’économie en cas de Brexit désordonné. Ce qui ne nécessiterait donc pas de renflouement des pouvoirs publics ou une baisse des prêts. Par Brexit désordonné, la BoE entend une sortie du Royaume-Uni de l’UE, prévue en mars 2019, sans accord. Et ce, avec des conséquences importantes sur les échanges commerciaux ou les marchés financiers.

Cette possibilité n’est pas le scénario privilégié par la BoE. Celle-ci a prévenu qu’un Brexit désordonné combiné à une sévère récession mondiale et à des coûts élevés liés à des litiges pourraient entraîner des conditions plus dures que celles prises en compte dans les tests. Dans ce cas, les banques devraient probablement réduire leurs prêts à l’économie.

L’institution a rappelé avoir demandé aux banques britanniques de mobiliser 11,4 milliards de livres de capital supplémentaire d’ici fin 2018. Objectif: faire face aux risques liés au Brexit et à celui du crédit à la consommation.

 

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