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Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5159 Le 30/11/2017 | Partager

■ Un calendrier de l'avent au cannabis

A l'approche des fêtes de fin d'année, les commandes abondent pour un calendrier de l'avent où les traditionnels chocolats sont remplacés par des biscuits au cannabis, dont la légalisation est prévue l'an prochain au Canada. «Nous nous attendions à peut-être 20 ou 30 commandes, car nous sommes une petite entreprise familiale et nous ne nous attendions pas à cela», a expliqué lundi Lorilee Fedler, propriétaire de Coast to Coast Medicinals, qui a déjà vendu 700 calendriers pour le 1er décembre. Le petit commerce a été débordé à la suite d'une forte demande pour ce produit à l'approche des fêtes de fin d'année, a-t-elle confié à l'AFP, en assurant avoir «demandé l'aide à plusieurs amis» pour préparer et honorer près de 2.000 commandes en souffrance. Plusieurs versions du calendrier, vendu entre 200 et 230 dollars canadiens (de 130 à 150 euros), sont disponibles sur le site de l'entreprise: les 24 niches du calendrier sont garnies soit de 26 grammes de différentes sortes de cannabis à fumer, ou de gâteaux et sucreries au cannabis, ou au choix un mélange des deux. «Nous pensions que c'était une manière amusante et différente de célébrer, entre adultes» les fêtes de fin d'année, explique Lorilee Fedler en précisant avoir affiché les habituels avertissements de santé à l'arrière du calendrier pour éviter que les enfants ne le confondent avec leur calendrier traditionnel. Certes, «c'est illégal», reconnaît-elle, pas trop inquiète d'une visite impromptue de la police à son officine habituellement spécialisée dans la vente de cannabis médical.

■ Le yéti serait en fait… un ours!
La légende de «l'abominable homme des neiges» à l'épreuve de la génétique: des analyses ADN de restes supposés de «yétis» montrent que cette créature mystérieuse serait en fait un ours des hautes montagnes de l'Asie, selon une nouvelle étude publiée mercredi. Ce n'est pas la première fois que la génétique tente de faire un sort au yéti, parfois décrit comme une sorte de grand singe sévissant dans ces régions. En 2012, une équipe de scientifiques menée par le généticien Bryan Sykes de l'Université d'Oxford, avait déjà réalisé des tests ADN sur des échantillons de poils censés provenir de yétis. Un an plus tard, elle avait émis l'hypothèse que le yéti pourrait être en réalité issu d'un croisement entre un ours polaire et un ours brun. Mais les résultats de cette étude sont controversés. «Elle reposait sur des données beaucoup trop limitées pour permettre d'en tirer des conclusions solides», assure à l'AFP Charlotte Lindqvist, co-auteur de la nouvelle étude publiée dans Proceedings of the Royal Society B. Ce professeur associé de biologie à l'Université de l'Etat de New York, à Buffalo, a travaillé pour sa part sur neuf échantillons de restes supposés de yétis. Fragment d'os, dent, morceau de peau, poils ou matières fécales ont été collectés dans les montagnes de l'Himalaya et le plateau tibétain sur une longue période, allant de la fin des années 1930 à récemment. Ils sont conservés dans des musées et collections particulières. Après analyse ADN, l'un d'eux s'est avéré provenir d'un chien. Les huit autres échantillons correspondent à des ours noirs d'Asie, des ours bruns d'Himalaya et à des ours bruns tibétains. «Selon nos résultats, le yéti est un ours qui vit dans la région actuellement», résume Charlotte Lindqvist. «Cela peut être n'importe lequel» de ces trois ours locaux.

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