Politique

PJD: Clap de fin pour Benkirane

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5157 Le 28/11/2017 | Partager
Il ne pourra pas briguer un 3e mandat à la tête du parti
Il estime avoir «accompli sa mission» et veut actuellement «se reposer»
La plateforme et le budget du prochain Congrès approuvés
pjd_benkirane_057.jpg

En dépit des messages rassurants des membres du parti de la lampe, plusieurs craignent les répercussions de crise autour de la succession de Abdelilah Benkirane sur l’avenir du PJD. Face aux divergences exprimées lors de la session du Conseil national, Saâdeddine El Othmani a insisté sur «l’importance de préserver l’unité du parti». Aujourd’hui, il est le plus pressenti pour reprendre les commandes du parti (Ph Bziouat)

C’est officiel. Abdelilah Benkirane n’aura pas droit à un troisième mandat. Après plusieurs heures de débats mouvementés, les membres du Conseil national du PJD ont finalement voté contre l’amendement de l’article 16 des statuts du parti. Comme nous l’avons annoncé dans notre édition d’hier, les Pjdistes étaient divisés sur la question de maintenir Benkirane à la tête du parti.

Une situation confirmée par le résultat du vote. La différence entre les détracteurs du 3e mandat pour l’actuel secrétaire et ceux qui voulaient son maintien n’a pas dépassé 25 voix. Sur un total de 231 votants au sein du Conseil national, 126 ont voté contre l’amendement de l’article 16, 101 pour, en plus de 5 bulletins nuls.

Abdelilah Benkirane, qui ambitionnait de faire son come-back à travers le secrétariat général du parti, semble à la fin de son parcours politique. Après l’annonce des résultats, il a dit qu’il «se plie à la volonté de la majorité». Pour lui, il a «achevé sa mission. Maintenant, c’est important de se reposer un peu». Toutefois, Benkirane n’a pas fermé la porte à un éventuel retour en responsabilité.

Pour lui, «personne ne sait de quoi l’avenir sera fait». De son côté, Saâdeddine El Othmani, chef du gouvernement et président du Conseil national du PJD, a mis l’accent sur «les débats intenses ayant marqué cette session». Après avoir barré la route à la candidature de Benkirane, El Othmani est le plus pressenti pour prendre les commandes du parti lors du prochain Congrès.

Pour lui, il est important actuellement de tourner cette page et de se pencher sur la préparation du prochain Congrès, prévu les 9 et 10 décembre. C’est Jamaâ Mouatassim, chef du cabinet de Benkirane, puis d’El Othmani, qui a été désigné à la présidence du Congrès, par les membres du Conseil national. Les commissions relevant du parlement du parti ont également validé les documents nécessaires à la tenue de cette échéance.

Au-delà de la réforme des statuts, qui devra être validée par les congressistes, d’autres documents ont été approuvés par les commissions thématiques. Il s’agit notamment de ceux portant sur la procédure d’élection du secrétaire général, des membres du secrétariat et ceux du Conseil national. A cela s’ajoutent la plateforme du programme du Congrès et le projet du budget d’organisation.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc