Entreprises

Les instituts africains des finances publiques en réseau

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5154 Le 23/11/2017 | Partager
Les pays ont adopté la charte de création à Marrakech
Coopération bilatérale et multilatérale et mutualisation des efforts, les objectifs

Les instituts des finances publiques africains viennent d’adopter la charte pour la création de leur réseau. Et c’est le Maroc qui en assure la présidence et le secrétariat général. C’est ce qui a marqué l’ouverture de la 2e édition de la conférence internationale des instituts des finances publiques d’Afrique qui poursuit ses travaux à Marrakech.

Conférence organisée par l’institut des finances du Maroc et le programme de spécialisation des finances publiques du Cameroun avec l’appui d’Expertise France  et à laquelle participent une quarantaine de pays.  A travers ce réseau africain, l’objectif est de renforcer la coopération bilatérale et multilatérale et améliorer la gouvernance des instituts.

L’idée est de partager les expériences et d’utiliser tous les instruments disponibles et d’autres modalités de formation, ainsi que de les mettre à la disposition de l’ensemble des pays africains. «Nous voulons en faire une plateforme de mutualisation des efforts dans le processus de réformes des finances publiques», indique Mohammed El Kharmoudi, président du réseau et directeur des affaires administratives et générales du ministère de l’Economie et des Finances.

En effet, le continent qui est à la croisée des chemins doit faire face à des défis importants pour ses ministères des Finances qui doivent ambitionner aussi de tirer vers le haut l’ensemble des administrations et d’être un champ d’expérimentation d’utilisation de nouvelles technologies d’information et de mise en réseau.

«Et pour ce faire, il faut commencer par les ressources africaines et notamment celles des directions des impôts, des douanes et autres et à même de mettre en œuvre des politiques économiques à même de créer un environnement favorable à l’investissement», insiste Zouhair Chorfi,  secrétaire général  du ministère de l’Économie et des Finances.  Aux yeux des participants à la conférence de Marrakech, c’est un grand pas.

«Nous sommes partis à Yaoundé d’une volonté pour mettre sur pied une stratégie commune de formation et nous sommes parvenus à la création d’un cadre de mutualisation », se réjouit Achille Nestor Basahag, vice-président du réseau. Outre la concrétisation de ce réseau, la conférence a retenu trois thématiques: le développement durable, la finance climat et la budgétisation sensible au genre.

Des thématiques qui sont aussi importantes pour le contexte actuel et le continent qui souhaite agir sur les défis globaux du changement climatique et la parité hommes/femmes. La prise en compte de la dimension genre dans la programmation budgétaire vise ainsi à assurer l’équité et améliorer l’efficacité et la cohérence des politiques publiques.

Des formations à Cadi Ayyad et l'UPM

En marge de la conférence internationale des instituts des finances publiques d’Afrique, l’institut marocain des finances vient de conclure plusieurs partenariats pour renforcer la formation des cadres. Ainsi, il s’appuiera sur l’université Cadi Ayyad et l’université privée de Marrakech pour des modules de formation continue. L’institut a pour rappel mis en place une stratégie de formation qui trace les orientations et les objectifs 2016/2020. Ce plan a été élaboré avec toutes directions et fixé par le schéma directeur de la formation du ministère de l’Economie et des Finances. Ce plan représente 1% du budget de la masse salariale du ministère et un taux d’accès annuel de 45% et 6 journées de formation par agent et par année.

 

 

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