Economie

Assurances/courtage: De nouveaux relais de croissance

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5152 Le 21/11/2017 | Partager
Le Takaful et l’obligation d’assurance construction
Les intermédiaires auront à jouer un grand rôle pédagogique

Le secteur du courtage en assurance fait face à de nouvelles évolutions qui demandent de fortes adaptations. Et ce sont ces évolutions qui ont été débattues lors de la 2e édition de la rencontre annuelle de la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (FNACAM) à Marrakech.

A travers ce type de rencontre, la Fédération entend réaffirmer son engagement auprès de son réseau de plus de 2.000 courtiers  et  assumer son rôle d’interface, mais aussi de courroie de transmission pour que l’information circule en temps réel et qu’elle soit mieux maîtrisée, insiste son président Khalid Aouzal.

Le métier de courtage doit évoluer et s’adapter aux mutations du marché. Pour Hassan Boubrik, président de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale, la profession est confrontée à de multiples défis sur le plan réglementaire.
Le Livre IV du code des assurances en cours d’adoption compte des nouveautés auxquelles les courtiers doivent s’adapter. 

Boubrik n’a pas manqué de les féliciter pour leur implication dans l’application de la circulaire inhérente au recouvrement des primes. «Le développement du secteur reste tributaire de l’instauration d’une véritable relation de confiance entre les assurés et les opérateurs qui sont les intermédiaires et les compagnies d’assurances», ajoute-t-il.

L’autre recommandation du régulateur est la révolution numérique qui va bouleverser les fonctions marketing de l’assurance. «La révolution digitale ouvre la voie à l’exploitation des masses de données pour une meilleure analyse du risque, son calcul et de sa tarification». Le secteur des assurances se porte bien avec une croissance intéressante, et l’apport de l’intermédiaire dit traditionnel reste extrêmement important.

«Le travail de proximité qu’il assure, l’accompagnement de la clientèle en amont et en aval en font un acteur incontournable», estime cet assureur. Mais il reste encore beaucoup à faire, notamment au niveau de l’augmentation du taux de pénétration qui est encore faible (3,5%).

«C’est le chantier prioritaire», estime pour sa part Bachir Baddou, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). Par ailleurs, l’arrivée de nouveaux produits devra se faire intelligemment pour ne pas porter préjudice aux réseaux classiques. Parmi les nouveaux produits, l’assurance Takaful, considérée comme un segment porteur pour le secteur.

Selon Chakib Abouzaid, directeur marketing de la réassurance au GroupMed, ce produit pourrait contribuer à l’augmentation du taux de pénétration de l’assurance. «Si à l’horizon 2025 nous nous fixons un taux de pourcentage, le Takaful devra y contribuer avec 1 à 2,5%».

Une autre croissance est attendue via l’instauration d’obligation d’assurance construction. Une première dans le domaine puisqu’on oblige un propriétaire d’assurer son propre bien. Les décrets d’application pour les deux produits sont dans les circuits d’adoption au Parlement, mais ça sera aux courtiers de jouer un rôle pédagogique pour expliquer les obligations aux consommateurs.

Formations diplômantes

Bonne nouvelle pour les cadres et employés des 2.000 courtiers d’assurance du Maroc. La Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc vient de signer une convention avec le Centre de Formation de la profession de l’assurance (CFPPA) destinée à assurer des formations diplômantes aux salariés et futurs salariés du secteur. L’école devra aménager des tarifs préférentiels pour les adhérents de la Fnacam. A travers cette convention, les courtiers souhaitent faire évoluer ce marché vers le haut.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc