Entreprises

Expert-comptable: Difficile le passage au 2.0

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5148 Le 15/11/2017 | Partager
S’adapter aux nouvelles technologies, l’exercice imposé
Zoom sur l’audit financier, un atout et non une menace pour l’entreprise
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A l’occasion des 5es assises du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables, son récent président, Issam El Maguiri, a fait la promotion de la profession avec un zoom particulier sur l’audit financier au service de la pérennité de l’entreprise (Ph. Mokhtari)

On les appelle des «critical friends». Car ils travaillent au profit des acteurs de la vie économique. Des alliés indépendants pour les dirigeants. «Il est temps de mettre en valeur notre profession pour assurer un bon environnement des affaires et faire face à la concurrence mondiale», affirme Issam El Maguiri, le récent président du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables, à l’occasion de ses 5e assises tenues à Marrakech.

Du coup, l’événement s’est penché sur la place de l’audit financier dans la pérennité de l’entreprise. Certains invités ont joué le rôle de «regard extérieur», comme le directeur du Centre des études doctorales du groupe ISCAE, Rachid M’Rabet, pour qui l’actualité faite de scandales financiers et de dirigeants épinglés a jeté le doute sur le processus de gouvernance de l’entreprise.

«Il est donc primordial d’examiner la contribution de l’audit, une notion qui a évolué avec l’élargissement de ses domaines d’intervention. De l’audit subi, nous sommes passés à l’audit voulu et attendu», développe-t-il. Et ce n’est pas Mohammed Fikrat, représentant de la CGEM, qui dit le contraire.

«Ce métier va au-delà des signatures et certifications. Les experts-comptables sont des médecins et des coachs chargés d’améliorer le capital confiance d’une société», ajoute-t-il. Même la Banque africaine de développement (BAD) va dans le même sens quand son représentant, Yaro Mamadou, confirme «l’engagement de la BAD, encore à matérialiser, pour soutenir le conseil marocain». Ces assises étant pour lui l’occasion de poser les bases de cette collaboration. Pas de doute donc sur le rôle clé de l’expert-comptable pour l’entreprise.

L’ombre au tableau tient plutôt aux nouvelles technologies, qui bousculent tout sur leur passage. «La révolution technologique fragilise le concept même de la sécurité, qui repose sur des concepts historiques. Nous passons d’une société industrielle de l’écrit à une société technologique de l’internet. Le problème est que nous faisons pleinement partie de cette société de l’écrit», précise Philippe Arraoui, président d’honneur du Conseil français.

Pas d’autre alternative que de développer des process modernes en phase avec le développement du digital. «Pour conserver notre rôle et faire que la machine ne puisse pas nous remplacer, il nous faut des outils et de l’humain», renchérit-il. Les cabinets devant faire appel à des profils particuliers et à des compétences nouvelles pour affronter cette nouvelle économie mondialisée et digitalisée.

 

 

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