Politique

Le PPS s'accroche au Gouvernement

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5142 Le 07/11/2017 | Partager
Le Comité central approuve la décision prise par le bureau politique la semaine dernière
Le parti veut garder les mêmes portefeuilles
Benabdallah chargé de mener les négociations
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Devant les membres du Comité central du PPS, Nabil Benabdallah a voulu se montrer rassurant, malgré «l'ampleur du choc», après les dernières sanctions qui ont touché les ministres du parti. Après l'approbation de la décision de rester au Gouvernement, c'est le patron du parti qui va choisir son remplaçant et celui de Houssain Louardi (Ph. Bziouat)

Avec deux ministres limogés et un ex-ministre tombé en disgrâce, le PPS a été touché par le séisme politique, suite aux enquêtes menées concernant les dysfonctionnements ayant marqué le plan de développement d'Al Hoceïma. Pourtant, ce parti continue de s'accrocher à sa participation au Gouvernement. Cette décision, prise par le bureau politique la semaine dernière, a été validée par le Comité central, réuni en session extraordinaire, le week-end dernier à Salé.

Au moment où beaucoup d'observateurs s'attendaient à ce que les membres du PPS fassent une auto-critique après les critiques sévères liées aux défaillances ayant marqué leur gestion des projets prévus par le programme de développement d'Al Hoceïma, ils ont décidé de «ne pas abandonner». Cela, malgré «l'ampleur du choc», selon Nabil Benabdallah, SG de cette formation, lors de son intervention devant le Comité central.

Il a également précisé que son parti n'a pas «assimilé totalement les derniers rebondissements». L'ex-Ministre de l'Habitat, l'un des Ministres démis dans le cadre de l'affaire d'Al Hoceïma, s'est voulu rassurant, en insistant sur l'importance du PPS dans la composition du Gouvernement. Devant les membres du Comité central, il a dit que la participation au Gouvernement est dictée par l'intérêt suprême de la nation. Actuellement, le PPS est représenté dans l'équipe d'El Othmani par Charafat Afailal, secrétaire d'Etat en charge de l'Eau. Mais le parti tient toujours à ses deux autres portefeuilles, à savoir celui de l'Habitat et celui de la Santé. Deux départements ayant un impact social, décisif pour l'image du parti vis-à-vis des électeurs.

Celle-ci a été écornée après les révélations du rapport de la Cour des comptes, exigé par le Roi pour compléter les enquêtes menées par l'Inspection générale des Finances et l'Inspection générale de l'Administration territoriale. Les Ministres du PPS ont été sévèrement critiqués par les citoyens.

L'opinion publique a applaudi la décision, affirmant qu'il s'agit d'un «séisme que les citoyens revendiquaient, en étant confiants dans la clairvoyance du Roi, qui veille sur le respect du bon fonctionnement de l'Etat et de l'application de la Constitution». L'opinion publique est unanime sur le fait que la révocation de Nabil Benabdallah et de Houssain Louardi, en plus de Amine Sbihi, disgracié, est l'aboutissement naturel d'une procédure rigoureuse de reddition des comptes. Certains estiment que ces ministres ont, «malgré tout, réalisé certaines réformes difficiles et lancé des mesures courageuses».

Ce constat concerne particulièrement Louardi, ex-ministre de la Santé. Au niveau du Comité central, des voix se sont élevées pour déplorer «les sanctions sévères et difficilement acceptables». Le «séisme politique» a pesé lourd sur les discussions au sein du parlement du PPS. La participation approuvée, il faut passer au choix des profils qui vont remplacer Benabdallah et Louardi. Le patron du parti a été chargé de piloter le casting et les négociations avec le Chef du Gouvernement et les autres patrons de la majorité.

 

 

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