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Par L'Economiste | Edition N°:5140 Le 02/11/2017 | Partager

■ France: Nouveaux critères d’accès à l’université

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Le gouvernement français prévoit l’introduction de nouveaux critères pour les bacheliers souhaitant entrer à l’université publique. Le Premier ministre Edouard Philippe a ainsi annoncé la fin des tirages au sort (largement dénoncés comme injustes) et l’introduction d’attendus requis, c’est-à-dire les connaissances et les aptitudes nécessaires à un lycéen pour entrer dans la filière de son choix. Ces «attendus» pour chaque filière seront désormais affichés par les universités et auront un caractère national pour ne pas créer de hiérarchie entre les différents établissements. Quasi gratuite (184 euros par an en premier cycle) et ouverte à tous les titulaires du baccalauréat, l’université française est en crise depuis plusieurs années. L’augmentation du nombre des bacheliers (40.000 de plus entre 2016 et 2017) a entraîné l’engorgement de certaines filières, contraintes de recruter par tirage au sort. Le nouveau plan pour l’université est accompagné d’un financement de près d’un milliard d’euros sur cinq ans.

■ La reprise se confirme dans la zone euro
En dépit du Brexit, de la crise catalane ou des incertitudes engendrées par la perspective de plusieurs élections, la reprise se confirme dans la zone euro. Selon l’Office européen de Statistiques Eurostat, la croissance économique a atteint 0,6% au troisième trimestre, un chiffre légèrement supérieur aux attentes.
Avec un Produit intérieur brut (PIB) déjà en hausse de 0,6% au premier trimestre et de 0,7% au deuxième, la zone euro affiche donc une croissance solide de 1,9% depuis le début de l’année. Début octobre, le FMI avait pour sa part revu à la hausse ses perspectives pour la région, misant sur une croissance de 2,1% en 2017 et de 1,9% en 2018.

■ Accalmie sur le front du chômage
L’embellie économique de la zone euro produit aussi ses effets sur le front de l’emploi. Selon les données d’Eurostat, le taux de chômage s’affiche désormais à 8,9%. Ce qui constitue son niveau le plus bas depuis janvier 2009, même si les disparités restent importantes entre des pays au chômage très faible comme c’est le cas en Allemagne (3,6%) et ceux où il reste élevé: la Grèce (21% en juillet, dernier chiffre disponible) et l’Espagne (16,7%).

■ Attaque en Tunisie
Un jeune Tunisien «adepte de la pensée extrémiste», selon les autorités a poignardé hier mercredi deux policiers devant le Parlement à Tunis, blessant grièvement l’un d’eux avant d’être arrêté. Depuis la révolution tunisienne de 2011, le pays fait face à l’essor du terrorisme qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers. Le pays est sous état d’urgence depuis le 24 novembre 2015.

■ Catalogne: Puigdemont refuse de se rendre à Madrid
Le Président catalan destitué Carles Puigdemont ne se rendra pas à sa convocation de justice à Madrid ce jeudi et demandera à être interrogé depuis la Belgique, a déclaré son avocat. Signe de l’inquiétude qui agite les milieux économiques, plusieurs entreprises et banques ont déjà décidé de transférer leurs sièges sociaux hors de Catalogne, qui compte 7,5 millions d’habitants et représente 19% du PIB espagnol. Au 31 octobre, ce sont presque 2.000 entreprises qui ont changé de siège social dont six des 7 compagnies catalanes inscrites à l’IBEX 35 de la Bourse espagnole, sept du marché continu et deux du marché alternatif selon la Commission nationale (espagnole) du marché des valeurs (CNMV). Les entreprises pharmaceutiques s’accrochaient, car elles pensaient que Barcelone serait le siège de l’Agence européenne du médicament, après le Brexit. Elles se posent maintenant des questions (voir aussi la chronique de Robert Lanquar «Avis de tempête pour l’économie espagnole», cf. notre édition N° 5134 du 25/10/2017).

■ Macron défend sa loi antiterroriste
Le Président français Emmanuel Macron a défendu devant la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) la loi antiterroriste qui a pris mercredi le relais de l’état d’urgence. Cette loi qui renforce les capacités d’intervention des forces de l’ordre en cas de menaces terroristes, a été critiquée par des ONG et la gauche radicale. Le Chef de l’Etat français a rappelé qu’elle sera évaluée d’ici à deux ans et modifiée ou complétée si nécessaire.

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