International

Rabat hausse le ton face à la bourde d'Alger

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5132 Le 23/10/2017 | Partager
Le Maroc proteste contre les allégations irresponsables du chef de la diplomatie algérienne
Après une tournée africaine qualifiée de «fiasco», ce ministre a choisi la diffamation
Le GPBM et la RAM s'insurgent et n'excluent pas des poursuites judiciaires
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Face aux déclarations de Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires étrangères, le Maroc ne s'est pas laissé faire. Rabat a protesté vigoureusement contre ses propos qualifiés «d'enfantins» et «irresponsables» (Ph. AFP)

Créer une crise avec le Maroc a été souvent un moyen pour détourner l'attention des Algériens de leurs problèmes internes. C'est ce qui semble expliquer le dernier dérapage du ministre algérien des Affaires étrangères. Celui-ci n'a pas hésité à tenir des propos surréalistes, accusant le Maroc de «blanchir l'argent de la drogue en Afrique». Face aux réussites de la politique africaine du Maroc, basée sur des projets concrets loin des discours démagogiques, l'Algérie se retrouve dépassée.

Après le retour de Rabat à l'UA et son adhésion en cours à la Cedeao, Alger perd du terrain dans une région qu'elle considérait comme son arrière-cour. Une situation aggravée par les difficultés économiques liées à la baisse des prix des produits pétroliers qui semblent conduire l'Algérie droit dans le mur. Suite à ces déclarations, Abdelkader Messahel a été tourné en dérision même par la presse algérienne. Surtout après sa dernière tournée dans la région du Sahel, considérée comme un véritable fiasco.

En face, le Maroc ne s'est pas laissé faire et les réactions indignées ont fusé de partout. A commencer par le ministère des Affaires étrangères, qui a convoqué le chargé d'affaires de l'ambassade d'Algérie à Rabat, pour protester contre le caractère irresponsable, voire enfantin de ces déclarations». Pour le Maroc, elles «ne sauraient porter atteinte à la crédibilité ni au succès de la coopération avec les pays africains».

La réponse du département de Nasser Bourita n'a pas manqué de rappeler «l'action du Maroc, notamment en matière de lutte contre les trafics de drogue, en particulier les substances psychotropes en provenance de l'Algérie, est largement connue au niveau international». De leur côté, les banques marocaines, directement visées par les déclarations du chef de la diplomatie algérienne, se sont «insurgées vigoureusement contre ces allégations graves et mensongères».

Pour le GPBM,  elles «témoignent de l'ignorance totale et flagrante des règles de gouvernance et d'éthique qui régissent les activités des banques marocaines dans le monde et en Afrique». Même son de cloche chez la RAM, également attaquée par Abdelkader Messahel. La compagnie aérienne s'est dite «scandalisée par ses allégations». La RAM et le GPBM se réservent le droit de poursuivre le ministre algérien, pour «faire respecter leur honneur et celui de leurs collaborateurs».

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