Société

Cap Fémina Aventure 2017: Le «petit frère» du Rallye des Gazelles

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5128 Le 17/10/2017 | Partager
Le Québec à l’honneur de ce raid en plein désert
Harvey et Saint Pierre, le duo gagnant en 4x4
1res en quad, les Françaises Kauffmann et Cuellas Gomez
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En 6 étapes au départ de Meknès, le raid Cap Fémina Aventure a traversé la cédraie du Moyen Atlas et l’Erg Chebbi ou les célèbres dunes de Merzouga, avant de rejoindre Zagora (Ph. Agence Maïenga)

Inscrire un challenge dans ses moments forts. Le duo de canadiennes, Marie-Claude Harvey et Nancy Saint Pierre, est arrivé à la première place du Cap Fémina Aventure 2017. C’est une première pour le Canada de remporter ce raid au féminin. Les deux amies avouent que leur envie de gagner a été motivée par leur progression dans le classement. Jusque-là, elles n’ont pensé qu’au plaisir de découvrir le désert.

Il faut dire que les 6 étapes au départ de Meknès, traversent la cédraie du Moyen Atlas et l’Erg Chebbi au lever du soleil, ou les célèbres dunes de Merzouga, avant de rejoindre Zagora. Premières également mais à bord de leur SSV, un mix entre le quad et le buggy, les Françaises Claudine Kauffmann et Rosemary Cuellas Gomez. Pour la grande majorité des femmes engagées, ce raid solidaire est une première du genre. Mais l’événement a un gage de référence: le concepteur et organisateur du Rallye Aïcha des Gazelles, l’agence Maïenga.

Dans un «décor lunaire», comme l’exprime le directeur sportif, celles que l’on appelle ici les Cap’Fées bivouaquent à la belle étoile, après des parcours entre 60 et 160 km par jour entre lacs asséchés, roches noires, sable rosé, acacias et tamaris. Les décors de la course sont d’ailleurs le principal intérêt recherché par ces équipages qui viennent du Canada, d’Allemagne, de Suisse et majoritairement de France. Qu’elles soient en quad ou en 4x4, les pilotes œuvrent également pour deux bonnes causes. Une collecte de matériel de puériculture au profit des Restos Bébé du Cœur en France, et la rénovation de l’école d’El Fida, près de Rissani, dans le sud du Maroc.

Les organisateurs ont aussi prévu des moments d’étapes dans certains villages, comme à Ramilia où les habitantes ont initié les équipes à la pâtisserie marocaine. Alors que sur la route, comme dans chaque course, les duos connaissent aussi des moments de panne, improvisant elles-mêmes des systèmes D, ou sollicitant l’assistance mécanique de l’événement. Des arrêts obligés et des retards sur le chrono qui font partie de l’aventure. Chaque soir, à la fin d’une étape, tous les véhicules sont contrôlés par les mécaniciens, de «véritables héros» pour les coureuses, assurés de pouvoir reprendre la course le lendemain.

De notre correspondante, Stéphanie JACOB

 

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